Citations de poètes

166 citations reliées à leurs poèmes, leurs auteurs et leurs thèmes
166 citations
« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle. » Charles Baudelaire· Spleen (4) : Quand le ciel bas et lourd (1857) « Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu’à mon désir tu ne sois jamais sourde ! » Charles Baudelaire· La Chevelure (1861) « Ô toison, moutonnant jusque sur l’encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l’alcôve obscure Des souvenirs dorman… » Charles Baudelaire· La Chevelure (1861) « Les amoureux fervents et les savants austères Aiment également dans leur mûre saison Les chats puissants et doux, orgueil de la maison, Qui comme eux sont f… » Charles Baudelaire· Les Chats (1857) « Au détour d’un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l’air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvra… » Charles Baudelaire· Une Charogne (1857) « Grands bois, vous m’effrayez comme des cathédrales ; Vous hurlez comme l’orgue ; et dans nos cœurs maudits, Chambres d’éternel deuil où vibrent de vieux râle… » Charles Baudelaire· Obsession (1861) « La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur, Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur Qu’ont dans… » Charles Baudelaire· Les Bijoux (1857) « Un bas rosâtre, orné de coins d’or, à la jambe Comme un souvenir est resté ; La jarretière, ainsi qu’un œil vigilant, flambe Et darde un regard diamanté. » Charles Baudelaire· Une Martyre (1857) « L’aurore grelottante en robe rose et verte S’avançait lentement sur la Seine déserte, Et le sombre Paris, en se frottant les yeux, Empoignait ses outils, — … » Charles Baudelaire· Le Crépuscule du matin (1857) « Bien qu’on ait du cœur à l’ouvrage, L’Art est long et le Temps est court. » Charles Baudelaire· Le Guignon (1857) « Goûter, en regrettant l’été blanc et torride, De l’arrière-saison le rayon jaune et doux ! » Charles Baudelaire· Chant d’automne (1861) « Et les agonisants dans le fond des hospices Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux. » Charles Baudelaire· Le Crépuscule du matin (1857) « Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine ! Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine, Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons, La pâle … » Victor Hugo· L’expiation (1853) « Mais, vieux, on tremble ainsi qu’à l’hiver le bouleau ; Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe. Et je courbe, ô mon Dieu ! mon âme vers la tomb… » Victor Hugo· Booz endormi (1859) « Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand. » Victor Hugo· Booz endormi (1859) « Toutes ces choses sont passées Comme l’ombre et comme le vent ! » Victor Hugo· Quand nous habitions tous ensemble (1856) « Ruth songeait et Booz dormait; l’herbe était noire; Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement; Une immense bonté tombait du firmament; C’était l’heure tr… » Victor Hugo· Booz endormi (1859) « J’aurais été soldat, si je n’étais poète. » Victor Hugo· Mon enfance (1828) « Et je médite, obscur témoin. Pendant que, déployant ses voiles. L’ombre, où se mêle une rumeur. Semble élargir jusqu’aux étoiles Le geste auguste du semeur. » Victor Hugo· Saison des semailles. Le soir (1865) « Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts, La belle fille heureuse, effarée et sauvage. Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers. » Victor Hugo· Elle était déchaussée, elle était décoiffée (1856)