Définitionsterreur

terreur

nom féminin · nom propre féminin
/tɛ.ʁœʁ/
nom féminin /tɛ.ʁœʁ/
  1. Émotion profonde causée dans l’âme par la présence, l’annonce, la peinture d’un grand mal ou d’un grand péril ; épouvante, crainte violente.Cromwel n'étoit pas moins agité des terreurs de la tyrannie. Il étoit toujours couvert d'une cuirasse, chargé d'armes offensives, et environné de satellites : […].[…] je ne suis pas encore complètement remise des terreurs que vous m’avez causées, terreurs que votre démarche d’aujourd’hui redouble encore au lieu de les diminuer ; […].Elle voulait habituer ses yeux à ces aspects, endurcir son âme contre la terreur.
  2. Par extensionObjet de crainte, d’épouvante.Depuis dix ans, continua impassiblement Belhumeur, à la tête d’une troupe de bandits sans foi ni loi, vous êtes devenu la terreur des prairies, pillant et assassinant les hommes blancs et les hommes rouges, car vous n’êtes d’aucun pays, le vol et la rapine sont votre seule règle, […].Bitche n'est plus qu'une vaste fournaise : le sifflement des obus, les craquements de l'incendie, l'effondrement des maisons, […], toutes les terreurs, tous les fracas emplissent l'air.
  3. Par extensionPersonnage qui provoque la peur.Pourtant ces mômes ne sont pas des terreurs. Il suffit de voir le mal qu'ils se donnent pour en avoir l'air... A quoi reconnaît-on un loulou ? A son allure, à la fois arrogante et fuyante ; à sa gueule plus ou moins cassée, dents de devant ébréchées par les coups ; et à ses tatouages...
  4. PolitiqueRégime politique qui use d’une rigueur impitoyable et inspire une grande crainte.Lorsque Maximilien demandait un comité de justice, le principe de la terreur était triomphant, et le parti de l’indulgence en très-faible minorité : […]. Au contraire Tallien se prononçait pour la justice, à une époque où les terroristes avaient perdu leur ancien pouvoir, et où presque tous les esprits étaient portés à l'indulgence.La crainte assez naturelle qu’inspirait le silence s’augmentait de toute la terreur qui faisait alors gémir la France […]Quatre-vingt-quatorze sonnait à l’horloge du dix-huitième siècle, quatre-vingt-quatorze, dont chaque minute fut sanglante et enflammée. L’an de terreur frappait horriblement et lentement au gré de la terre et du ciel qui l’écoutaient en silence.
nom propre féminin /tɛ.ʁœʁ/
  1. Histoire de FranceÉpisode de la Convention qui se déroula de 1793 à 1794, caractérisée par une sévérité extrême des autorités par la voie du Tribunal révolutionnaire qui envoya à la guillotine des milliers de Français soupçonnés ou convaincus de ne pas adhérer au nouveau régime.La Terreur, qui cessa par sa chute, aurait également cessé par son triomphe.[…]. La Terreur ne pouvait durer; son œuvre, alors que la patrie n'était plus en danger et qu'il ne s'agissait plus du salut public, devenait une œuvre abominable.Pendant la Terreur, les hommes qui versèrent le plus de sang furent ceux qui avaient le plus vif désir de faire jouir leurs semblables de l'âge d'or qu'ils avaient rêvé, et qui avaient le plus de sympathies pour les misères humaines : optimistes, idéalistes et sensibles, ils se montraient d'autant plus inexorables qu'ils avaient une plus grande soif du bonheur universel.Il s'adapta tant bien que mal au nouveau régime, traversa indemne la Terreur, et vit revenir les beaux jours avec le Directoire.
  2. Histoire de FranceAutre période de violences, commises en 1795.Après les Cent-Jours, qu’il traversera avec bonheur, Vidock tremblera un peu plus lors de la vague d’épuration administrative qui qui suivra la Terreur blanche.

Définitions issus du Wiktionnaire (via DBnary), sous licence CC BY-SA 3.0.