Définitionsvulgaire

vulgaire

adjectif · nom masculin
/vyl.ɡɛʁ/
adjectif /vyl.ɡɛʁ/
  1. DésuetQui concerne le peuple, le quidam, le personnage quelconque.
  2. VieilliQui est commun, qui est reçu communément.Préjugé vulgaire.Croyance vulgaire.Opinion vulgaire.
  3. En particulier(Linguistique) (Didactique) Ce que le peuple parle à l’époque considérée.Les traductions de la Bible en langue vulgaire.Quelles boules ! dit Bixiou à du Bruel, quelle belle caricature si on les dessinait sous forme de raies, de dorades, et de claquarts (nom vulgaire d’un coquillage) dansant une sarabande !De langue vulgaire, le français est passé, à la Renaissance, à langue dont on prend la défense et dont on fait l'illustration.
  4. VieilliQui est trivial, commun, voire quelconque. — Note : S’emploie encore aujourd’hui mais le plus souvent devant le nom qu’il qualifie.Le président du FMI qui trempe son biscuit comme un vulgaire VRP de province, ça fait de la peine !Un vulgaire coquelicot. De vulgaires sentiments.Des sentiments, des manières vulgaires. (Désuet)
  5. Qui a un comportement, un langage sans délicatesse, sans éducation, grossier ou qui fait preuve d’une grande grossièreté.Des manières vulgaires.Une expression vulgaire.Un homme vulgaire.
nom masculin /vyl.ɡɛʁ/
  1. Vieilli(Au singulier) Le peuple ; le commun des hommes.Gardez-vous donc bien d’imiter le vulgaire, qui met la Fortune au nombre des dieux ; la bizarrerie de sa conduite l’éloigne entièrement du caractère de la divinité, […].Que diront les républicains en nous voyant traiter avec légèreté les choses les plus sacrées ? Et n’est-ce pas quand le flot de tout le vulgaire d’une nation vient attaquer les choses saintes que chaque être, selon sa position, doit avoir du courage et faire strictement son devoir ?Enfin, des bottes d’herbes sauvages, odoriférantes et sans doute douées de vertus inconnues au vulgaire des hommes, étaient attachées au plafond et descendaient dans les angles de l’appartement.
  2. DésuetLangue vulgaire (par opposition à langue savante).À ce propos je ne puis assez blâmer la sotte arrogance et témérité d’aucuns de notre nation, qui, n’étant rien moins que Grecs ou Latins, déprisent et rejettent d’un sourcil plus que stoïque toutes choses écrites en français, et ne me puis assez émerveiller de l’étrange opinion d’aucuns savants, qui pensent que notre vulgaire soit incapable de toutes bonnes lettres et érudition, comme si une invention, pour le langage seulement, devait être jugée bonne ou mauvaise.Je n’estime pourtant notre vulgaire, tel qu’il est maintenant, être si vil et abject, comme le font ces ambitieux admirateurs des langues grecque et latine, qui ne penseraient, et fussent-ils la même Pithô, déesse de persuasion, pouvoir rien dire de bon, si n’était en langage étranger et non entendu du vulgaire.

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