Définitionsronger son frein

ronger son frein

verbe
/ʁɔ̃.ʒe sɔ̃ fʁɛ̃/
  1. Sens propreMâcher le mors, en parlant d’un cheval.« Allons, habillez-vous et partons, dit-elle en me montrant du doigt un petit paquet qu’elle avait apporté ; les chevaux s’ennuient et rongent leur frein à la porte. »Mon cheval, sellé et bridé, ronge son frein et piaffe à ma porte; mes effets encombrent le patio, ficelés et prêts à être chargés.
  2. Sens figuré(Familier) Retenir, refouler en soi son impatience, son dépit, sa colère, en s’efforçant de n’en rien laisser éclater au-dehors.Il rongeait son frein, empressé et prudent, n’osant même pas sévir contre son fils Antoine qui affectait de rire bruyamment aux plaisanteries que l’oncle Honoré faisait sur son père (mais ce compte-là n’en serait pas moins réglé, tout n’était pas dit sur les traités de Westphalie).Et ces exemples à suivre, éternels garants de la vigueur intellectuelle et morale, de la France, aux visages souriants et avisés, malins, volontaires, pleins de santé, de décision, de modestie, étaient autant d’images pieuses pour la patience et la gouverne des autres, ceux qui stagnent, piétinent, rongent leur frein, mordent la poussière.Dans sa ferme de Verlinghem, dans le Nord, David Meurillon ronge son frein : « On aurait dû commencer les plantations il y a longtemps. Aujourd’hui, le travail devrait être presque terminé, alors que je n’ai planté que 25 % de mes parcelles. »

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