Définitions›piquer
piquer
verbe · nom de famille/pi.ke/
verbe /pi.ke/
- Variante orthographique de piquer.Alors je me rappelai qu’en faisant des expériences sur un autre sujet, en coupant la cinquième paire dans le crâne, il m’était arrivé quelquefois, au lieu d’opérer cette secion, de piqûer simplement le centre nerveux à l’origine de ce nerf [...]Bâtir les coutures, après essayer piqûer ces coutures à la machine.On poursuit 20 mètres plus loin, guidé par l’odeur de cannelle qui s’échappe d’une cocotte toute en hauteur. A la cabane du Méliès, on nous sert le vin chaud bien bouillant et fumant dans un grand godet. Réchauffant pour les doigts et le gosier, sucré mais un peu acidulé, épicé et fruité : validé par le PB. Non validé parce que non goûté, du cidre chaud devrait bientôt être servi au cabanon du Beer Garden… Avec, dans la recette, une petite goutte de Calva, « pour le peps », dixit Guillaume Tardy le patron. De quoi piqûer la curiosité...
- Faire de petits trous, à l’aide d’aiguilles.Piquer un papier, du carton.Piquer des épingles sur une pelote.
- Par extension(Couture) Coudre, unir, faire avec du fil ou de la soie, sur deux ou plusieurs étoffes mises l’une sur l’autre, des points qui les traversent et qui les unissent.Piquer un couvre-pied.Piquer des bottines, Unir par des points l’étoffe des bottines à leur cuir.Piquer un collet d’habit, des poignets de chemise, etc., y faire des points et arrière-points symétriques pour les orner.
- Mordre, darder en parlant des serpents, de la vermine, des insectes.Être piqué par un serpent.Être piqué par un moustique, par une guêpe.Les mouches piquent les chevaux.
- Par extension(Familier) : être follement épris ; avoir l'esprit exalté ou dérangé. (C'est à dire avoir été piqué par une tarentule qui était censée par sa piqûre provoquer la folie, l'exaltation.)Ce gars ne sait plus ce qu'il dit, il est piqué !Et je dis pour m'expliquer À la belle dont je suis piqué. (Du film La Belle Équipe ; chanson : Qu'est-ce que tu dis d'ça de Maurice Yvain et Louis Poterat).
- Se dit également des insectes qui entament le bois, les étoffes, etc.Les mites, les vers ont piqué ce manteau.Ce livre est piqué des vers.
- MaréchalerieClouter.Piquer un cheval, lui faire entrer la pointe du clou jusqu’à la chair vive, en le ferrant.
- ManègeÉperonner un cheval pour le pousser au galop.Piquer un cheval et, absolument, piquer.Donc la reine piquait un galop vers la borne…— Comme il vous plaira, seigneur, répondit Modernus en piquant sa monture.
- FamilierAvancer rapidement ; se diriger vite.Elle sauta sur le sol et piqua droit vers des buissons hérissés de ronces.Il quitte le chemin dès qu’ils ont atteint la clairière et pique tout droit en direction de la baraque.Nulle part on ne les gorge autant qu'à La Chapelle-Montlinard, qui aligne au bord d'un bassin une demi-douzaine de silos, et d'où une route pique tout droit vers les toits et les clochers romans de la Charité.
- FamilierPlonger, tomber.Piquer une tête, se jeter, tomber la tête la première.Il a piqué la tête la première.J’ai failli piquer une tête du haut du mur.
- En particulier(Aéronautique) Descendre brusquement.L’avion revient vers nous, plane un moment sur nos têtes, glisse, remonte et, dans une dernière caracole, pique vers son hangar.
- MarineAller à l’encontre du vent.Piquer au vent.
- CuisineLarder.Piquer de gros lard un morceau de bœuf, Le larder avec de gros lardons.
- BillardFrapper perpendiculairement.Piquer la bille.
- MusiqueDétacher une note.Piquer une note, et jouer tout un passage en staccato (en détaché).Il tentait d'imiter le fameux jeu "non legato" (non lié) et la clarté d'articulation de Glenn Gould jouant Jean-Sébastien Bach, pour rapprocher le "rendu" du son du piano de celui du clavecin, et chacune de ses notes était légèrement piquée. Mais chez lui, l'effet était un peu "mécanique", sans la subtilité du maître virtuose…
- Par extensionSonner.La cloche venait de « piquer » 19 heures, et nous descendions dîner quand le cri « un ours! » nous rappela sur le pont.
- Picoter la langue.Ce vin pique agréablement.Ce fromage pique.
- Sens figuréFaire une vive impression.Il n’y a rien dans cet ouvrage, dans ce style qui pique et qui réveille.Il y a dans la physionomie de cette femme je ne sais quoi qui pique et qui attire.Piquer la curiosité de quelqu’un, Inspirer un vif désir de connaître.
- Fâcher, irriter, froisser la susceptibilité ou la légitime fierté de quelqu’un, mettre en colère.Ce discours l’a piqué au vif.La moindre chose le pique.Il réagit et parle désormais en homme piqué.
- ÉlevageEuthanasier (en parlant d’un animal domestique).Tout plutôt que de le faire piquer. Il ne tuerait pas ce clebs, c’était dit.Faire piquer son chien est un moment déchirant pour le propriétaire.
- FamilierEmprunter, prendre ou voler quelque chose.Et elle se débrouillait pour aller piquer cinq francs. C’était une gagneuse.Dès huit heures du matin, on se pressait dans le métro en bourrant tous les Parisiens maussades à l'idée d'aller au travail pour leur piquer les places assises. Parfois, on s'asseyait sur les strapontins […].Je l'ai invité à nous piquer nos bonnes idées. Il n'a pas dit non.
- PronominalSe percer légèrement la peau avec quelque chose de pointu.
- PronominalInjecter de la morphine ou de quelque autre substance analogue ; se droguer.Il se pique.
- Pronominal(Familier) (Par ellipse) Se piquer le nez ; s’enivrer légèrement et habituellement.
- PronominalSe gâter, en présentant d’ordinaire des trous ou des taches.Ce bois se pique, ces étoffes se piquent, les vers s’y mettent.Ce papier imprimé se pique, il commence à se gâter, faute d’avoir été étendu et séché.Ces confitures se piquent, elles ont des taches de moisissure.
- PronominalAigrir, tourner au vinaigre.Ce vin, cette boisson se pique, ce vin, cette boisson commence à s’aigrir.
- Pronominal(Sens figuré) Se sentir offensé, prendre en mauvaise part.C’est un homme très susceptible qui se pique du moindre mot qu’on lui dit.
- PronominalSe glorifier de quelque chose, en faire vanité, en tirer avantage, en faire profession.Il faut avouer que les jansénistes, qui ne se sont jamais piqués d’être fins, l’ont été dans ces derniers temps bien plus qu’ils ne pensaient, et que les jésuites, qui se piquent de l’être beaucoup, ne l’ont été guère.Comment le savez-vous ? lui demandai-je vexé, car je me pique de parler très purement l’espagnol.Les gens qui se piquaient d’orthodoxie marxiste n'ont voulu ajouter rien d'essentiel à ce qu'avait écrit leur maître […].
- Tauromachie(Argot) Lors d’une corrida, achever un taureau d’un coup d’épée.Le généreux picador rejeta bien loin cette exception si avantageuse pour lui. « Si madame et mes compagnons n’ont pas libre pratique, dit-il résolument, je ne piquerai pas ! »
- Toucher l’adversaire, dans un duel à l’arme blanche.Ribadier. — Ah ! mais, permettez ! Non ! s’il n’y en a qu’un qui ait le droit de piquer, ce n’est plus un duel, c’est une opération chirurgicale.
- Donner des coups d’aiguillon à un animal de trait pour le forcer à avancer.Il ne sera jamais bon à rien pour le travail de la terre ; mettez-le un peu devant la charrue à piquer les bœufs, vous verrez combien il durera.
- Nouvelle-Calédonie(Pêche) (Familier) Pêcher à la sagaie ou au fusil sous-marin.On a piqué des loches.
- PêchePratiquer l'opération de piquage sur des poissons, en particulier des morues.On commence par piquer la morue, autrement dit , l'éventrer jusqu'au nombril.
- Irriter en donnant une sensation de picotements.Lui qui transpire si peu de manière générale, est en eau. La sueur suinte de son front, lui pique les yeux.— Je le fais moi-même à base de jus de cactus !— Ah ? C'est sans doute pour ça que ça pique un peu…
- AudiovisuelEffectuer un panoramique vertical avec une caméra vers le bas.
- FamilierJurer (pour des couleurs), heurter les habitudes, la sensibilité, le sens commun, se faire remarquer négativement.— Dis-donc : des collants rouges avec une mini-jupe rose, ça pique un peu les yeux, non ? — Si, mais c'est fait exprès ! — Eh bien c'est réussi ! Ça jure grave, et ça pique terrible !…Une note aussi dissonante et qui “frotte” autant dans une harmonie qui ne se “résout” pas, à ce moment-là de la mélodie, ça pique, ça brise même l'équilibre de l'ensemble, ne trouves-tu pas ? On dirait presque une erreur de doigté, ça fait simplement “fausse note”, non ? Et tu la joues trop fort, tu la détaches, tu la mets comme en exergue… Ça pique, je te dis !
- FamilierPiquer quelqu'un : le prendre sur le fait, en flagrant délit. Être piqué / se faire piquer : être pris / se faire prendre, cueillir, “choper”, attraper la main dans le sac, ou le doigt dans la confiture…Il s'est fait piquer par les flics au point de deal, à la sortie de la boîte, et en plus il était complètement bourré !La maîtresse l'a piqué juste au moment où il lui chourait son beau stylo plume-or sur son bureau !
nom de famille
- Nom de famille.Evelyne Piquer nous partage sa joie de travailler pour un laboratoire spécialisé en cosméto-génomique.
SynonymesSynonymes de piquer33 mots de sens proche
Dictionnaire de rimesRimes avec piquerrimes riches, suffisantes et pauvres
Définitions issus du Wiktionnaire (via DBnary), sous licence CC BY-SA 3.0.