Définitionsoutrer

outrer

verbe
/u.tʁe/
  1. Porter les choses au-delà de la juste raison.…, et les pointes de ses bottines, outrant la mode ridicule du temps, se relevaient de manière qu’il lui fallait les attacher, non pas à ses genoux, mais à sa ceinture, ….Tout alla bien jusqu’à ce qu’un certain alguazil outrant le zèle (suivant les uns, parce qu’il était nouvellement en fonctions, — suivant d’autres, parce qu’il était amoureux d’une femme qui lui préférait le majo), s’avisa de vouloir arrêter cet homme aimable.À tour de rôle elles outrèrent le rouge de leurs lèvres, l'orangé de leurs joues, grimacèrent identiquement pour vérifier l'éclat de leurs dents, enfin se ressemblèrent d'une manière banale et frappante.
  2. Sens figuréExagérer.Elle outre toutes les modes; sa robe lui tombe des épaules…Il avait, à présent, des séances de quatre et cinq heures, des matinées, des après-midi entières, où il ne levait pas la tête. Il outrait son zèle, défendant qu’on le dérangeât, qu’on lui adressât un seul mot.Après les moiteurs incertaines on sait que vont venir des villes belles, Hesdin, Arras, cette beauté du Nord qu’il faut toujours outrer pour convaincre le profane.
  3. Offenser quelqu’un gravement, pousser sa patience à bout.Vous l’avez outré. Vous l’avez tellement outré qu’il ne vous le pardonnera jamais.
  4. PronominalS’offenser gravement.
  5. ÉquitationPousser un cheval au-delà de ses forces.Mener un cheval si longtemps au galop, c’est l’outrer.

Définitions issus du Wiktionnaire (via DBnary), sous licence CC BY-SA 3.0.