Définitionsmonsieur

monsieur

nom masculin · pronom
/mə.sjø/
nom masculin /mə.sjø/
  1. Appellation permettant de s’adresser de façon polie à un homme (un client, un professeur, un passant, etc.).Bonjour, monsieur !On s’est habitué, de notre temps, à mettre monseigneur devant un nom propre, à dire monseigneur Dupanloup, monseigneur Affre. C’est là une faute de français ; le mot « monseigneur » ne doit s’employer qu’au vocatif ou devant un nom de dignité. En s’adressant à M. Dupanloup, à M. Affre, on devrait dire : monseigneur. En parlant d’eux, on devrait dire : monsieur Dupanloup, monsieur Affre, monsieur ou monseigneur l’archevêque de Paris, monsieur ou monseigneur l’archevêque d'Orléans.Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur.
  2. Homme dont on ne connaît pas le nom (par opposition à dame, madame).Un monsieur et une dame passent devant moi, interrompant leur conversation pour que je ne les entende pas, comme s’ils me refusaient l’aumône de ce qu’ils pensent.Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude.Il n’y a plus rien<br
  3. Terme courtois pour un homme (par opposition à dame et demoiselle).Mais super, super catholique pratiquante : les scouts, les rallyes, les premières communions, les jupes bleu marine, les cols Claudine, les talons plats, les madeleines confectionnées pour les vendre à la kermesse de monsieur le curé.
  4. Le chef, le maître de maison, dans le langage des domestiques.Vous demandez monsieur, il est sorti.Lorsqu’il était tout près de mourir, les métayers disaient : « Après lui, il n’y aura plus de monsieur, ici. »
  5. Homme qui a les dehors d’un bourgeois, dont le langage et les manières annoncent quelque éducation.Il est venu un monsieur vous demander.— moi, je ne connais pas les monsieurs les uns des autres. Ça me paraît qu’ils sont tous habillés et tous faits de même. C’est la vérité que je n’y connais rien, ma foi !Quelques minutes s’écoulèrent, puis apparut un grand jeune homme qui n’était pas un ouvrier, mais bien un monsieur, beaucoup plus monsieur même par ses manières et sa tenue soignée que l’ingénieur et les employés.
  6. Personnage d’un rang important (→ voir grand monsieur).Leur père, le Granger, gros cultivateur, mi-paysan, moitié monsieur ayant, comme on dit, du foin dans ses bottes, était bien avec toutes les grosses légumes du canton […]Pourtant, ils étaient tous accourus pour contempler ce spectacle insolite : une robuste Ford transportant dans la petite bourgade des « messieurs de Paris », puis fonçant en pleine lande en broyant au passage les cades et les genévriers.Oui, c’est le maître. Il faut que ce soit queuque gros, gros Monsieur, car il a du dor à son habit tout depis le haut jusqu’en bas ; et ceux qui le servont sont des Monsieux eux-mesmes ; et stapandant, tout gros Monsieur qu’il est, il serait, par ma fique, nayé, si je n’aviomme esté là.
  7. Ancien patois normandNom donné, par antiphrase, au cochon.
  8. Dans le Bas-Maine, nom donné autrefois au vin.Au XVIe siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune » (Traité du Sidre, par Paulmier, 1573), et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres. Nous avons vu qu’il en était tout différemment dans le Bas-Maine, à cette époque où le vin était appelé « Monsieur », et le cidre « Gilles du Pommain, breuvage de maczons ».
  9. Péjoratif(Mépris ironique) Un homme quelconque.Jusqu’aux cravates, au petit nœud suavement bloqué par une épingle dans l’échancrure du col, jusqu’au feu d’un vrai diam’ et au cuir mat du bracelet-montre, on sentait ces messieurs soucieux de leur mise.La Condamine avait exigé aussitôt de Hugo un quart-de-cercle tout semblable pour Bouguer et lui-même, et Godin n’avait pu s’y opposer, mais depuis monsieur faisait bande à part et ne communiquait plus ses résultats comme il en avait été connu. .On aurait pu se demander si Joseph n’avait pas seulement parlé pour lui seul, pour s’entendre dire ce qu’il venait de découvrir: le mot de la fin en matière des monsieurs Jo.
pronom /mə.sjø/
  1. Titre donné au départ aux hommes de haut rang et, par la suite, aux hommes de toutes conditions, qui s’emploie seul ou suivi du nom ou de la fonction de la personne intéressée.Bonjour, Monsieur.
  2. Nom donné par un domestique au maître de maison.Un garde-chasse, guéri par Monsieur, d’une fluxion de poitrine, avait donné à Madame une petite levrette d’Italie ; elle la prenait pour se promener, car elle sortait quelquefois, […].[...] les livres, les revues de Monsieur ont été alignés proprement sur les étagères, ainsi que les journaux pliés à droite du lit.
  3. Nom désignant le frère puîné du roi de France (Madame désignant son épouse).Dès le mois d'octobre, la grossesse de Madame fut déclarée : on la vit faire parade de son ventre dans le Louvre, croyant déjà d’avoir un fils lequel dût tenir la place d’un dauphin. Chacun lui porte ses vœux et ses acclamations, et tout le monde va à Monsieur comme au soleil levant ».Un cabinet avait été préparé pour le roi et un autre pour Monsieur.Autour de Monsieur se groupaient quelques gentilshommes, factieux, avides, remuants, qui ne pouvaient grandir et s’enrichir que par le désordre. Le duc d’Orléans était leur garant, leur pavillon, leur espoir.
  4. Suivi d'une apposition, sert à désigner la personne de référence dans le domaine désigné par l'apposition en question.Les principaux acteurs français à l'œuvre sont Jacques Foccart, le Monsieur Afrique du général de Gaulle, et Pierre Guillaumat, le patron de la compagnie pétrolière nationale qui prendra un peu plus tard le nom d'Elf.
  5. Absolument(Histoire) (France) Aîné des frères du roi dans l’Ancien Régime.La maison de Monsieur.

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