Définitionsmarchander

marchander

verbe
/maʁ.ʃɑ̃.de/
  1. Demander le prix d’une chose, d’un produit, et le plus souvent, en débattre pour obtenir un prix inférieur au prix proposé.M. Marsillat marchande toutes les pouliches du pays sans rien acheter ! ou bien, quand il achète, il fait semblant de se dégoûter bien vite, et il revient pour troquer.Il faut avoir une santé de vieux chêne pour vendre des livres sur les quais, car il n’est pas un élément qui ne s’occupe de vous agacer : le vent, la chaleur, le gel, le bruit, le marchandage des clients, étant entendu qu’on n’achète jamais un livre sans marchander.Après avoir composé de fulgurants poèmes, le jeune Rimbaud à cessé d’écrire à 20 ans et quitte l’Europe pour marchander en Afrique .
  2. Par extensionDiscuter pour lésiner.Il a manqué cette affaire, à force de marchander.On suppute le prix d'une colonne, on marchande l'épaisseur des dorures, bientôt il ne sera plus permis d'allumer une rampe au fronton de l'Élysée, sans entendre crier quelque part qu'un mètre de gaz coûte vingt centimes, […].Pouvais-je marchander au destin d’autres journées comme celle que je venais de vivre ?
  3. Sens figuré(Intransitif) (Familier) Hésiter, balancer.Il n’y a pas à marchander, il faut se décider.Il fit le sacrifice de sa vie, sans marchander.
  4. Dans un tour négatifAccorder sans lésiner.Quant à M. Verdurin, il ne marchanda pas sa gaieté, car il avait trouvé depuis peu pour la signifier un symbole autre que celui dont usait sa femme, mais aussi simple et aussi clair.J’aime mon corps ; il m’a bien servi, et de toutes les façons, et je ne lui marchande pas les soins nécessaires.Ne pas marchander les éloges à quelqu’un.
  5. DésuetFaire durer, faire traîner en longueur.Au reste, il n'est pas de ces médecins qui marchandent les maladies : c'est un homme expéditif , expéditif, qui aime à dépêcher ses malades ; et quand on a à mourir, cela se fait avec lui le plus vite du monde.

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