Définitionslibertinage

libertinage

nom masculin
/li.bɛʁ.ti.naʒ/
  1. Refus des contraintes. Dérèglement dans les mœurs, dans la conduite, en particulier sur le plan sexuel.– Vous êtes d’un naturel si doux et si aimable, me dit-il un jour que je ne puis comprendre les désordres dont on vous accuse. Deux choses m’étonnent : l’une, comment, avec de si bonnes qualités, vous avez pu vous livrer à l’excès du libertinage ; et l’autre que j’admire encore plus, comment vous recevez si volontiers mes conseils et mes instructions, après avoir vécu plusieurs années dans l’habitude du désordre.Le Livre d’Ézéchiel n’en fut pas moins inséré dans le Canon des Auteurs inspirés de Dieu : il est vrai que la Synagogue n’en permettait pas la lecture avant l’âge de trente ans, comme nous l’apprend St. Jérôme ; mais c’était de peur que la jeunesse n’abusât des peintures trop naïves qu’on trouve dans les chapitres 16 et 23 du libertinage des deux sœurs Olla et Ooliba. En un mot, son Livre fut toujours reçu, malgré sa contradiction formelle avec Moïse.(…) L’irréligion, l’impiété, l’inhumanité, le libertinage découlent des lèvres de Dolmancé, comme autrefois l’onction mystique de celles du célèbre archevêque de Cambrai ; c’est le plus profond séducteur, l’homme le plus corrompu, le plus dangereux...
  2. AnciennementLiberté d'opinion en matière de religion. Liberté de mœurs qui accompagne ce scepticisme.Haï, Épicure le fut et le sera parce qu'il est un des héros de l'humanité. […]. Et si, à sa suite, l'ensemble de l’épicurisme fut maudit, et calomnié comme libertinage dévergondé, c'est parce qu'il guérit de la peur dont tout pouvoir, religieux ou politique, a besoin !

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