Définitionshorreur

horreur

nom féminin
/ɔ.ʁœʁ/
  1. PsychologieMouvement de l’âme généralement accompagné d’un frémissement physique, d’un frisson du corps et causé par quelque chose d’affreux, de révoltant ou de terrible.[…], tout ce désordre fantastique et grimaçant au milieu des ténèbres et de l’humidité froide qui tombe comme un suaire, laisse dans le cœur et dans les nerfs un long sentiment d’horreur.Privé de tout accommodement, […], le vice a peu de chance de séduire la vertu la plus chancelante. Elle s’en détourne avec horreur et trouve soudain dans cet instinctif revirement son équilibre et son salutBrrr ! fit Bert, en se cramponnant à la balustrade, et quelques soldats auprès de lui firent entendre un murmure d’horreur.
  2. Familier(Par hyperbole) Chose extrêmement laide dans son genre, ou faite sans goût, sans habileté.Cela fait horreur, est à faire horreurÇa ferait les cent horreurs pour avoir sept ou huit mille francs.
  3. FamilierExclamation utilisée lorsqu’on veut marquer la répugnance qu’on a pour quelqu’un ou pour quelque chose.Fi ! L’horreur !
  4. PsychologieIl se dit des choses qui font éprouver un sentiment d’effroi mêlé d’admiration, comme une grande tempête, un vaste incendie, un grizzly, etc.C’est une belle horreur.
  5. PsychologieIl signifie aussi répulsion violente que vous cause une personne ou une chose effrayante ou haïssable.Avoir horreur du vice, du péché.Avoir, concevoir de l’horreur pour quelqu’un, pour quelque chose.Avoir, prendre une chose en horreur.
  6. PsychologieSentiment de saisissement, de crainte mystérieuse et de mystère.Il n’avait pas de chemise quand les visiteurs entrèrent. Il tenait une bible à la main. Il nous reçut poliment, dit l'auteur, et nous exposa avec tristesse, mais avec calme, l’horreur de sa condition.Elle ne voulait pas être seule. Elle sentait déjà l’horreur de sa solitude, l’insomnie prolongée, le tête-à-tête décevant avec Dieu.La forêt, la lande, la solitude, les ténèbres inspirent une certaine horreur.
  7. Ce qu’ont d’horrible, d’effrayant ou de sinistre certains lieux ou certains objets.Ce fut la guerre civile dans toute son horreur, laquelle ne devait prendre fin que par l'occupation étrangère.L’horreur d’un cachot.L’horreur des combats.
  8. Énormité d’une mauvaise action, d’une action cruelle, infâme, etc.L’horreur du crime, du vice, du péché, est telle que… Pour vous faire comprendre l’horreur de cette action, il suffit de dire que…
  9. Il se dit également des choses mêmes qui sont atroces, infâmes, etc.Ce qu’il a fait est une horreur.La vie de ce tyran n’est qu’un tissu d’horreurs.Le récit de tant d’horreurs épouvante.
  10. Au plurielChoses horribles ou désastreuses, maux extrêmes, privations cruelles.Après un instant de réflexion, il avait ajouté : — L'ennemi, lui, ne s'en prive pas. Vous connaissez comme moi les horreurs dont ces gens sont coutumiers. […]. Mais naturellement, c'est de bonne guerre que de mettre sur le dos de l'adversaire ses propres forfaits, rituels ou non.Les horreurs de la guerre, du carnage ou de la captivité.Cette ville éprouva toutes les horreurs de la famine.
  11. Il se dit, particulièrement, des choses déshonorantes qu’on attribue à quelqu’un; et alors il s’emploie toujours au pluriel.On m’a dit des horreurs de cet homme-là.Ces deux hommes publient des horreurs l’un contre l’autre.Il m’est venu chercher querelle ; il m’a dit cent horreurs de vous.

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