Définitionsétriller

étriller

verbe
/e.tʁi.je/
  1. Frotter, nettoyer avec l’étrille.Étriller un cheval, un mulet.Il lava la voiture jusqu’à ce qu’il la vît reluire comme une glace ; la jument fut si proprement étrillée qu’on n’eût pu trouver un atome de crottin ou de poussière sur sa robe grise.Il ne manquait plus que cette honte dernière : Jehol étrillé, bouchonné, peigné, brillant et, sur lui, un cavalier crasseux, à barbe ignoble, en loques et amputé.
  2. Sens figuréBichonner, prendre soin de quelqu'un.Je n’en étais pas plus touchée que ne l’est une nourrice étrangère que l’on étrille pour la qualité de son lait.
  3. Sens figuré(Familier) Battre quelqu’un, le maltraiter.— Les petits polissons se seront amusés dans ma barque hier au soir, pensa-t-il ; si je les attrape, je les étrillerai d’importance.— Cogolin, tu parles sans avoir été interrogé. À la prochaine impertinence de ce genre, tu seras étrillé.– Si vous vous imaginez que je suis un type qui se laissera étriller sans rien dire, comme vos conscrits, vous vous fourrez joliment le doigt dans l’œil, messeigneurs…
  4. Sens figuréFaire payer trop cher une prestation.Andrea Giambruno a aussi été étrillé par un célèbre confrère, Enrico Mentana, patron du journal télévisé de la chaîne privée concurrente La7.

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