Définitionscouronner

couronner

verbe
/ku.ʁɔ.ne/
  1. Ceindre d’une couronne.Une place d’honneur m'avait été réservée et une charmante Mangarevienne m’avait couronné de fleurs.Couronner de fleurs, de laurier, de myrte. - Couronner d’une couronne d’or, d’une couronne d’argent.
  2. Ceindre solennellement d’une couronne la tête d’un souverain, lors de son sacre.Quelques jours après, la gazette annonça que l’Empereur était à Paris, et qu’on allait couronner le roi de Rome et l’impératrice Marie-Louise.
  3. Par extensionTransmettre ou conférer le titre de roi, de souverain.Ce monarque, avant de mourir, fit couronner son fils.
  4. Récompenser en décernant une couronne ou un prix.Marius André […] devait être couronné cette même année lauréat des Jeux Floraux septennaires du Félibrige et publier deux ans après son œuvre principale, […].(Par extension) Couronner un ouvrage. - Les livres que l’Académie a couronnés.(Sens figuré) Couronner la vertu. - N’est-ce pas couronner le crime que d’élever un tel homme à cette dignité?
  5. Placer des couronnes sur certaines choses.Les anciens couronnaient la poupe de leurs vaisseaux en signe d’allégresse.
  6. SoutenuOrner ou entourer la tête en manière de couronne.De simples fleurs couronnaient cette tête charmante. - Un front couronné de cheveux blancs.
  7. Par extensionOccuper la partie supérieure d'une chose, en surmonter d’autres.Ailles est placé au pied de la montagne où se livra, le 7 mars 1814, la bataille de Craonne, entre les Français et les troupes alliées. Les Français enlevèrent ce village de vive force, et gravissant la montagne sous un feu terrible, parvinrent à couronner le plateau et à en chasser l'ennemi.Un entablement couronne l’édifice.Que mon front de cheveux au printemps se couronne,Ou que tout dépouillé comme l’arbre en automne,Il penche sous le temps si prompt à déflorir ;Les lauriers de l’Arno cesseront de verdir, La neige sera flamme, et la pierre amollie ;Mon coeur deviendra pierre, avant que je l’oublie.
  8. DentisterieAction de poser une couronne sur une dent.(Militaire) Des batteries redoutables couronnaient la hauteur, toutes les hauteurs. - Couronner une position, une hauteur, les glacis.
  9. Sens figuréApporter la dernière perfection ; mettre le dernier ornement à quelque chose.Pour couronner le tout, mon avocat se laisse aller sur son banc, tombe en faiblesse, et ne revient de son évanouissement qu'après avoir bu un verre de vinaigre des quatre-voleurs.L'homme a inventé les dieux et il a créé l'amour avec son cortège de sensibleries ridicules ou criminelles. L'amour a donné naissance au poète, puis au psychologue et, pour couronner l'humaine sottise, à cet enfonceur de portes ouvertes qui s'est baptisé psychanalyste — le paladin du refoulement et l'écuyer servant la Haute Dame Libido.Il a couronné sa vie par une mort généreuse. - Le succès a couronné son entreprise.
  10. Sens figuréMettre en place, disposer comme une couronne.Les pique-assiettes réussirent à s’emparer de tranches de veau par dizaines, qu’ils couronnaient sur leur assiette par une macédoine de légumes dans laquelle ils piquaient à tout hasard des bananes et du fromage.
  11. Sens figuréEnvironner, ceindre.Plusieurs coteaux couronnent cette ville.
  12. Par extensionFaire se blesser, un cheval, au genou.Il a couronné son cheval. - Un cheval couronné.
  13. Se blesser aux genoux en tombant, en parlant d’un cheval.Voilà mon poney qui s’est couronné et que j’ai été obligé de remplacer, pour revenir, par un cheval de louage.

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