Définitions›Canadien français
Canadien français
nom masculin · adjectif/ka.na.djɛ̃ fʁɑ̃.sɛ/
nom masculin /ka.na.djɛ̃ fʁɑ̃.sɛ/
- Francophone du Canada.O’Molloy, lissant sa barbe blonde, et gardant tristes ses yeux gris bleu de Celte, raconta des histoires de son jeune temps, alors qu’il travaillait à Boston. Il gardait le souvenir des bagarres entre Irlandais et Canadiens-Français, les soirs de paye, à la sortie des bars.« Le projet de la Révolution tranquille, c’est de sortir les Canadiens français du Québec de leur sous-développement et de leur situation d’infériorité », explique Paul-André Linteau, professeur au département d’histoire de l’UQAM et auteur de l’Histoire du Québec contemporain.Si les années 1960 et 1970 furent en effet effervescentes, il n’en demeure pas moins que la Révolution tranquille consista grandement en un rattrapage du retard accumulé sous l’emprise d’une Église catholique conservatrice, qui définissait grandement le futur des Canadiens français comme la conservation d’un héritage, comme une simple survivance.
adjectif /ka.na.djɛ̃ fʁɑ̃.sɛ/
- Relatif aux francophones du Canada, à leur histoire, à leur culture.Symbole de réussite humaine et sociale, la biscuiterie Viau a traversé des époques aussi troubles que les deux grandes guerres et la Dépression, tout en devenant la première compagnie canadienne française à être cotée en Bourse!Le gouvernement de Jean Lesage adoptera alors le modèle de l’État-providence en tant qu’outil de développement et de promotion de la société canadienne française.
adjectif
- DésuetVariante orthographique de canadien français.Il devenait évident au parti anglais qu’il ne pouvait espérer de collaboration d’une assemblée législative composée majoritairement de membres des professions libérales et de petits marchands canadiens-français plus soucieux de préserver leurs bases électorales et d’améliorer leur propre situation que de favoriser la prospérité de la colonie, telle que comprise par les marchands et bureaucrates anglophones.Quant à moi, on ne savait trop à qui me donner. À mes manières on me croyait Anglais, à mon visage on me prenait pour un Italien, à mon langage on était assez porté à me reconnaître pour un compatriote. Mais de quelle province ? C’était une autre affaire. Je n’étais point du Sud, c’était bien clair. Mais étais-je Normand, Picard ou Breton ? C’était bien difficile à dire. Je n’avais l’accent d’aucune de ces provinces en particulier, mais un peu de tout cela mêlé ensemble. Je mettais tout le monde d’accord en disant que j’étais Américain. Cela répondait à toutes les suppositions. Je voulus dire que j’étais canadien-français. Autant aurait-il valu leur annoncer que je venais de la lune. Il est complètement sorti de l’esprit du peuple en France qu’il y ait un Canada. Ceux qui me comprirent crurent que j’étais un sauvage, et on m’accabla de mille sottes questions.Ce que j’essaie de dire, c’est que la situation canadienne-française ne peut pas se penser sans penser la domination; que la question du sujet québécois ne peut pas se poser sans évoquer la position de colonisé et de dominé du Bas-Canada et des Canadiens français.
SynonymesSynonymes de Canadien françaismots de sens proche
Dictionnaire de rimesRimes avec Canadien françaisrimes riches, suffisantes et pauvres
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