Définitionsaboyer

aboyer

verbe
/a.bwa.je/
  1. Faire entendre son cri, en parlant d’un chien.Aussi la plupart des chiens se contentent de l'aboyer et ne se soucient pas de le saisir […].À l’instant un chien aboie dans le lointain ; il approche, il redouble ses cris, il arrive, il hurle de joie à nos pieds ; […]Il revint au chalet, où les chiens des Pyrénées aboyèrent tellement après lui qu’il ne put s’adonner au plaisir de contempler les fenêtres de Modeste.
  2. Pousser un son inarticulé, comparable au cri du chien, sous l’effet de diverses émotions ou sensations, positives ou négatives.C’est la couleur que prend la grande lumière ronde du ciel le soir. C’est une couleur qui fait aboyer de contentement quand on la regarde, comme le vert, mais pas pareil.
  3. Sens figuré(Péjoratif) Crier d’un ton sec et inhumain, comme aboie un chien.« Alignez-vous au centre de la cour! » aboya un gardien.Ils nous aboyaient pour qu'on apprenne un dialecte d'ailleurs, eux-mêmes baragouinaient des idiomes aux r roulés, qu'on se cachait sous l'eau. On entravait tchi.
  4. Sens figuré(Péjoratif) Dire du mal, avec acharnement, d’une personne ou d’une chose ; la poursuivre de cris importuns, d’injures.On peut imaginer, maintenant, le singulier spectacle que le salon jaune des Rougon offrait chaque soir. Toutes les opinions se coudoyaient et aboyaient à la fois contre la République. On s’entendait dans la haine.Certains journaux aboient après ce ministre, après ce décret.Tous ses créanciers aboient après lui. Il aboyait des insultes.

Définitions issus du Wiktionnaire (via DBnary), sous licence CC BY-SA 3.0.