{"id":4452,"date":"2024-09-17T21:53:56","date_gmt":"2024-09-17T19:53:56","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/?post_type=poemes&#038;p=4452"},"modified":"2024-09-17T21:53:56","modified_gmt":"2024-09-17T19:53:56","slug":"sunt-lacrymae-rerum","status":"publish","type":"poemes","link":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/sunt-lacrymae-rerum\/","title":{"rendered":"Sunt lacrym\u00e6 rerum"},"content":{"rendered":"<p>I<\/p>\n<p>Il est mort. Rien de plus. Nul groupe populaire,<br \/>\nurne d\u2019o\u00f9 se r\u00e9pand l\u2019amour ou la col\u00e8re,<br \/>\nn\u2019a jet\u00e9 sur son nom piti\u00e9, gloire ou respect.<br \/>\nAucun signe n\u2019a lui. Rien n\u2019a chang\u00e9 l\u2019aspect<br \/>\nDe ce si\u00e8cle orageux, mer de r\u00e9cifs bord\u00e9e,<br \/>\nO\u00f9 le fait, ce flot sombre, \u00e9cume sur l\u2019id\u00e9e.<br \/>\nNul temple n\u2019a g\u00e9mi dans nos villes. Nul glas<br \/>\nN\u2019a pass\u00e9 sur nos fronts criant : h\u00e9las ! h\u00e9las !<br \/>\nLa presse aux mille voix, cette louve hargneuse,<br \/>\nA peine a retourn\u00e9 sa t\u00eate d\u00e9daigneuse ;<br \/>\nNous ne l\u2019avons pas vue, irrit\u00e9e et grondant,<br \/>\nDonner \u00e0 cette pourpre un dernier coup de dents.<br \/>\nEt chacun vers son but, la mar\u00e9e \u00e0 la gr\u00e8ve,<br \/>\nLa foule vers l\u2019argent, le penseur vers son r\u00eave,<br \/>\nTout a continu\u00e9 de marcher, de courir,<br \/>\nEt rien n\u2019a dit au monde : Un roi vient de mourir !<\/p>\n<p>II<\/p>\n<p>Sombres canons rang\u00e9s devant les Invalides,<br \/>\nComme les sphinx au pied des grandes pyramides,<br \/>\nDragons d\u2019airain, hideux, verts, \u00e9normes, b\u00e9ants,<br \/>\nGardiens de ce palais, b\u00e2ti pour des g\u00e9ants,<br \/>\nQui dresse et fait au loin reluire \u00e0 la lumi\u00e8re<br \/>\nUn casque monstrueux sur sa t\u00eate de pierre !<br \/>\nA ce bruit qui jadis vous e\u00fbt fait rugir tous<br \/>\n\u2014 Le roi de France est mort ! \u2013 d\u2019o\u00f9 vient qu\u2019aucun de vous,<br \/>\nComme un lion captif qui secouerait sa cha\u00eene,<br \/>\nAucun n\u2019a tressailli sur sa base de ch\u00eane,<br \/>\nEt n\u2019a, se r\u00e9veillant par un subit effort,<br \/>\nDit \u00e0 son noir voisin : \u2014 Le roi de France est mort ! \u2013<br \/>\nD\u2019o\u00f9 vient qu\u2019il s\u2019est ferm\u00e9 sans vos salves fun\u00e8bres,<br \/>\nCe cercueil qu\u2019on clouait l\u00e0-bas dans les t\u00e9n\u00e8bres ?<br \/>\nEt que rien n\u2019est sorti de vos mornes aff\u00fbts,<br \/>\nPas m\u00eame, \u00f4 canons sourds, ce murmure confus<br \/>\nQu\u2019au vague battement de ses ailes livides<br \/>\nLe vent des nuits arrache \u00e0 des armures vides ?<br \/>\nC\u2019est que, prostitu\u00e9s dans nos troubles civils,<br \/>\nVous \u00eates comme nous fiers, sonores et vils !<br \/>\nC\u2019est que, rouill\u00e9s, vieillis, riv\u00e9s \u00e0 votre place,<br \/>\nToujours agenouill\u00e9s devant tout ce qui passe,<br \/>\nRetir\u00e9s des combats, et dans ce coin obscur<br \/>\nPar des soldats boiteux gard\u00e9s sous un vieux mur,<br \/>\nVains foudres de parade oubli\u00e9s de l\u2019arm\u00e9e,<br \/>\nAutour de tout vainqueur faisant de la fum\u00e9e,<br \/>\nR\u00e9serv\u00e9s pour la pompe et la solennit\u00e9,<br \/>\nVous avez pris racine en cette l\u00e2chet\u00e9 !<br \/>\nSoyez fl\u00e9tris ! canons que la guerre repousse,<br \/>\nDont la voix sans terreur dans les f\u00eates s\u2019\u00e9mousse,<br \/>\nVous qui glorifiez de votre cri profond<br \/>\nCeux qui viennent, toujours, jamais ceux qui s\u2019en vont !<br \/>\nVous qui, depuis trente ans, noirs courtisans de bronze,<br \/>\nAvez, comme Henri quatre adorant Louis onze,<br \/>\nToujours tout applaudi, toujours tout salu\u00e9,<br \/>\nVous taisant seulement quand le peuple a hu\u00e9 !<br \/>\nL\u00e2ches, vous pr\u00e9f\u00e9rez ceux que le sort pr\u00e9f\u00e8re !<br \/>\nDans le moule br\u00fblant le fondeur pour vous faire<br \/>\nMit l\u2019\u00e9tain et le cuivre et l\u2019oubli du vaincu ;<br \/>\nCar qui meurt exil\u00e9 pour vous n\u2019a pas v\u00e9cu ;<br \/>\nCar vos poumons de fer, o\u00f9 gronde une \u00e2pre haleine,<br \/>\nSont muets pour Goritz comme pour Sainte-H\u00e9l\u00e8ne !<br \/>\nSoyez fl\u00e9tris !<\/p>\n<p>Mais non. C\u2019est \u00e0 nous, insens\u00e9s,<br \/>\nQue le m\u00e9pris revient. Vous nous ob\u00e9issez.<br \/>\nVous \u00eates prisonniers et vous \u00eates esclaves.<br \/>\nLa guerre qui vous fit de ses bouillantes laves<br \/>\nVous fit pour la bataille, et nous vous avons pris<br \/>\nPour vous \u00e9clabousser des fanges de Paris,<br \/>\nPour vous sceller au seuil d\u2019un palais centenaire,<br \/>\nEt pour vous mettre au ventre un \u00e9clair sans tonnerre !<br \/>\nC\u2019est nous qu\u2019il faut fl\u00e9trir. Nous qui, d\u00e9shonor\u00e9s,<br \/>\nDonnons notre \u00e2me abjecte \u00e0 ces bronzes sacr\u00e9s.<br \/>\nNous passons dans l\u2019opprobre ; h\u00e9las, ils y demeurent.<br \/>\nMornes captifs ! le jour o\u00f9 des rois proscrits meurent,<br \/>\nVous ne pouvez, jetant votre fum\u00e9e \u00e0 flots,<br \/>\nProlonger sur Paris vos \u00e9clatants sanglots,<br \/>\nEt, pareils \u00e0 des chiens li\u00e9s \u00e0 des murailles,<br \/>\nD\u2019un hurlement plaintif suivre leurs fun\u00e9railles !<br \/>\nMuets, et vos longs cous baiss\u00e9s vers les pav\u00e9s,<br \/>\nVous restez l\u00e0, pensifs, et, tristes, vous r\u00eavez<br \/>\nAux hommes, froids esprits, c\u0153urs bas, \u00e2mes douteuses,<br \/>\nQui font faire \u00e0 l\u2019airain tant de choses honteuses !<\/p>\n<p>III<\/p>\n<p>Vous vous taisez. \u2013 Mais moi, moi dont parfois le chant<br \/>\nSe refuse \u00e0 l\u2019aurore et jamais au couchant,<br \/>\nMoi que jadis \u00e0 Reims Charles admit comme un h\u00f4te,<br \/>\nMoi qui plaignis ses maux, moi, qui bl\u00e2mai sa faute,<br \/>\nJe ne me tairai pas. Je descendrai, courb\u00e9,<br \/>\nJusqu\u2019au caveau profond o\u00f9 dort ce roi tomb\u00e9 ;<br \/>\nJe suspendrai ma lampe \u00e0 cette vo\u00fbte noire ;<br \/>\nEt sans cesse, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de sa triste m\u00e9moire,<br \/>\nMon esprit, dans ces temps d\u2019oubli contagieux,<br \/>\nFera veiller dans l\u2019ombre un vers religieux !<br \/>\nEt que m\u2019importe \u00e0 moi qui, d\u00e9ployant mon aile,<br \/>\nTouche parfois d\u2019en bas \u00e0 la lyre \u00e9ternelle,<br \/>\nA moi qui n\u2019ai d\u2019amour que pour l\u2019onde et les champs,<br \/>\nEt pour tout ce qui souffre, except\u00e9 les m\u00e9chants,<br \/>\nA moi qui prends souci, quand la nef s\u2019aventure,<br \/>\nDe tous les matelots risqu\u00e9s dans la m\u00e2ture,<br \/>\nEt dont la piti\u00e9 grave h\u00e9site quelquefois<br \/>\nDe la sueur du peuple \u00e0 la sueur des rois,<br \/>\nQue m\u2019importe apr\u00e8s tout que depuis six ann\u00e9es<br \/>\nCe roi f\u00fbt retranch\u00e9 des t\u00eates couronn\u00e9es,<br \/>\nFroide ruine au bord de nos flots \u00e9cumants,<br \/>\nVain fant\u00f4me pench\u00e9 sur les \u00e9v\u00e8nements !<br \/>\nQu\u2019il ne change\u00e2t de rien ni le poids ni le nombre,<br \/>\nQue, ras\u00e9 d\u00e8s longtemps, son front plonge\u00e2t dans l\u2019ombre,<br \/>\nEt que d\u00e9j\u00e0, vieillard sans tr\u00f4ne et sans parois,<br \/>\nIl e\u00fbt subi l\u2019exil, premi\u00e8re mort des rois !<br \/>\nJe le dirai, sans peur que la haine renaisse,<br \/>\nSon av\u00e8nement pur eut pour s\u0153ur ma jeunesse ;<br \/>\nSaint-R\u00e9my nous re\u00e7ut sous son mur triomphant<br \/>\nTous deux le m\u00eame jour, lui vieux, moi presque enfant ;<br \/>\nEt moi je ne veux pas, harpe qu\u2019il a connue,<br \/>\nQu\u2019on mette mon roi mort dans une bi\u00e8re nue !<br \/>\nTandis qu\u2019au loin la foule emplit l\u2019air de ses cris,<br \/>\nL\u2019auguste pi\u00e9t\u00e9, servante des proscrits,<br \/>\nQui les ensevelit dans sa plus blanche toile,<br \/>\nN\u2019aura pas, dans la nuit que son regard \u00e9toile,<br \/>\nDemand\u00e9 vainement \u00e0 ma pens\u00e9e en deuil<br \/>\nUn lambeau de velours pour couvrir ce cercueil !<\/p>\n<p>IV<\/p>\n<p>Oh ! que Versaille \u00e9tait superbe<br \/>\nDans ces jours purs de tout affront<br \/>\nO\u00f9 les prosp\u00e9rit\u00e9s en gerbe<br \/>\nS\u2019\u00e9panouissaient sur son front !<br \/>\nL\u00e0, tout faste \u00e9tait sans mesure.<br \/>\nL\u00e0, tout arbre avait sa parure.<br \/>\nL\u00e0, tout homme avait sa dorure.<br \/>\nTout du ma\u00eetre suivait la loi.<br \/>\nComme au m\u00eame but vont cent routes,<br \/>\nL\u00e0 les grandeurs abondaient toutes.<br \/>\nL\u2019olympe ne pendait aux vo\u00fbtes<br \/>\nQue pour compl\u00e9ter le grand roi !<\/p>\n<p>Vers le temps o\u00f9 naissaient nos p\u00e8re<br \/>\nVersaille rayonnait encor.<br \/>\nLes lions ont de grands repaires ;<br \/>\nLes princes ont des palais d\u2019or.<br \/>\nChaque fois que, foule asservie,<br \/>\nLe peuple au c\u0153ur rong\u00e9 d\u2019envie<br \/>\nContemplait du fond de sa vie<br \/>\nCe fier ch\u00e2teau si radieux ;<br \/>\nRentrant dans sa nuit plus livide,<br \/>\nIl emportait dans son \u0153il vide<br \/>\nUn \u00e9blouissement splendide<br \/>\nDe rois, de femmes et de dieux !<\/p>\n<p>Alors riaient dans l\u2019esp\u00e9rance<br \/>\nTrois enfants sous ces nobles toits,<br \/>\nLes deux Louis, a\u00een\u00e9s de France,<br \/>\nLe beau Charles, comte d\u2019Artois.<br \/>\nTous trois n\u00e9s sous les dais de soie,<br \/>\nFr\u00eales enfants, mais pleins de joie<br \/>\nComme ceux qu\u2019un chaud soleil noie<br \/>\nDe rayons purs sous le ciel bleu.<br \/>\nOh ! d\u2019un beau sort quelle semence !<br \/>\nPr\u00e8s d\u2019eux le roi d\u2019o\u00f9 tout commence,<br \/>\nAu-dessous d\u2019eux le peuple immense,<br \/>\nAu-dessus la bont\u00e9 de Dieu !<\/p>\n<p>V<\/p>\n<p>Qui leur e\u00fbt dit alors l\u2019aust\u00e8re destin\u00e9e ?<br \/>\nQui leur e\u00fbt dit qu\u2019un jour cette France, inclin\u00e9e<br \/>\nSous leurs fronts de fleurons charg\u00e9s,<br \/>\nNe se souviendrait d\u2019eux ni de leur morne histoire,<br \/>\nPas plus que l\u2019oc\u00e9an sans fond et sans m\u00e9moire<br \/>\nNe se souvient des naufrag\u00e9s !<\/p>\n<p>Que, cha\u00eenes, lys, dauphins, un jour les Tuileries<br \/>\nVerraient l\u2019illustre amas des vieilles armoiries<br \/>\nS\u2019\u00e9crouler de leur plafond nu,<br \/>\nEt qu\u2019en ces temps lointains que le myst\u00e8re couvre,<br \/>\nUn corse, encore \u00e0 na\u00eetre, au noir fronton du Louvre<br \/>\nSculpterait un aigle inconnu !<\/p>\n<p>Que leur royal Saint-Cloud se meublait pour un autre ;<br \/>\nEt qu\u2019en ces fiers jardins du rigide Le N\u00f4tre,<br \/>\nAmour de leurs yeux \u00e9blouis,<br \/>\nBeaux parcs o\u00f9 dans les jeux croissait leur jeune force,<br \/>\nLes chevaux de Crim\u00e9e un jour mordraient l\u2019\u00e9corce<br \/>\nDes vieux arbres du grand Louis !<\/p>\n<p>VI<\/p>\n<p>Dans ces temps radieux, dans cette aube enchant\u00e9e,<br \/>\nDieu ! comme avec terreur leur m\u00e8re \u00e9pouvant\u00e9e<br \/>\nLes e\u00fbt contre son c\u0153ur press\u00e9s, p\u00e2le et sans voix,<br \/>\nSi quelque vision, troublant ces jours de f\u00eates,<br \/>\nE\u00fbt jet\u00e9 tout \u00e0 coup sur ces fragiles t\u00eates<br \/>\nCe cri terrible : \u2014 Enfants ! vous serez rois tous trois !<\/p>\n<p>Et la voix proph\u00e9tique aurait pu dire encore :<br \/>\n\u00ab\u00a0Enfants, que votre aurore est une triste aurore !<br \/>\nQue les sceptres pour vous sont d\u2019odieux pr\u00e9sents !<br \/>\nD\u2019o\u00f9 vient donc que le Dieu qui punit Babylone<br \/>\nVous fait \u00e0 pareille heure \u00e9clore au pied du tr\u00f4ne ?<br \/>\nEt qu\u2019avez-vous donc fait, \u00f4 pauvres innocents !<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Beaux enfants qu\u2019on berce et qu\u2019on flatte,<br \/>\nTout surpris, vous si purs, si doux,<br \/>\nQue des vieux en robe \u00e9carlate<br \/>\nViennent vous parler \u00e0 genoux,<br \/>\nQuand les s\u00e9v\u00e8res Malesherbes<br \/>\nOnt relev\u00e9 leurs fronts superbes,<br \/>\nVous courez jouer dans les herbes,<br \/>\nSans savoir que tout doit finir,<br \/>\nEt que votre race qui sombre<br \/>\nPorte \u00e0 ses deux bouts couverts d\u2019ombre<br \/>\nRavaillac dans le pass\u00e9 sombre,<br \/>\nRobespierre dans l\u2019avenir !<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Dans ce Louvre o\u00f9 de vieux murs gardent<br \/>\nLes portraits des rois hasardeux,<br \/>\nAllez voir comme vous regardent<br \/>\nCharles premier et Jacques deux !<br \/>\nSur vous un nuage s\u2019\u00e9tale.<br \/>\nSol \u00e9tranger, terre natale,<br \/>\nL\u2019\u00e9meute, la guerre fatale<br \/>\nD\u00e9voreront vos jours maudits.<br \/>\nDe vous trois, enfants sur qui p\u00e8se<br \/>\nL\u2019antique masure fran\u00e7aise,<br \/>\nLe premier sera Louise seize,<br \/>\nLe dernier sera Charles dix !<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Que l\u2019a\u00een\u00e9, peu cr\u00e9dule \u00e0 la vie, \u00e0 la gloire,<br \/>\nAu peuple ivre d\u2019amour, sache d\u2019une nuit noire<br \/>\nD\u2019avance emplir son c\u0153ur de courage pourvu ;<br \/>\nQu\u2019il r\u00eave un ciel de pluie, un tombereau qui roule,<br \/>\nEt l\u00e0-bas, tout au fond, au-dessus de la foule,<br \/>\nQuelque \u00e9trange \u00e9chafaud dans la brume entrevu !<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Fr\u00e8res par la naissance et par le malheur fr\u00e8res,<br \/>\nLes deux autres fuiront, battus des vents contraires.<br \/>\nLe r\u00e8gne de Louis, roi de quelques bannis,<br \/>\nCommence dans l\u2019exil, celui de Charles y tombe.<br \/>\nL\u2019un n\u2019aura pas de sacre et l\u2019autre pas de tombe.<br \/>\nA l\u2019un Reims doit manquer, \u00e0 l\u2019autre Saint-Denis ! \u00a0\u00bb<\/p>\n<p>VII<\/p>\n<p>Quel r\u00eave horrible ! \u2013 C\u2019est l\u2019histoire.<br \/>\nDe nos p\u00e8re couch\u00e9s dans les tombeaux profonds<br \/>\nCe qu\u2019aucun n\u2019aurait voulu croire,<br \/>\nNous l\u2019avons vu, nous qui vivons !<\/p>\n<p>Tous ces maux, et d\u2019autres encore,<br \/>\nSont tomb\u00e9s sur ces fronts de la main du Seigneur.<br \/>\nMaintenant croyez \u00e0 l\u2019aurore !<br \/>\nMaintenant croyez au bonheur !<\/p>\n<p>Croyez au ciel pur et sans rides !<br \/>\nSaluez l\u2019avenir qui vous flatte si bien !<br \/>\nL\u2019avenir, fant\u00f4me aux mains vides<br \/>\nQui promet tout et qui n\u2019a rien !<\/p>\n<p>O rois ! \u00f4 familles tronqu\u00e9es !<br \/>\nBrusques \u00e9croulements des vieilles majest\u00e9s !<br \/>\nO calamit\u00e9s embusqu\u00e9es<br \/>\nAu tournant des prosp\u00e9rit\u00e9s !<\/p>\n<p>Tout colosse a des pieds de sable.<br \/>\nVotre ab\u00eeme est, Seigneur, un ab\u00eeme infini.<br \/>\nLouis quinze fut le coupable,<br \/>\nLouis seize fut le puni !<\/p>\n<p>La peine se trompe et d\u00e9vie.<br \/>\nCelui qui fit le mal, c\u2019est la loi du Tr\u00e8s-Haut,<br \/>\nA le tr\u00f4ne et la longue vie,<br \/>\nEt l\u2019innocent a l\u2019\u00e9chafaud.<\/p>\n<p>Les fautes que l\u2019a\u00efeul peut faire<br \/>\nTe poursuivront, \u00f4 fils ! en vain tu t\u2019en d\u00e9fends.<br \/>\nQuand il a neig\u00e9 sous le p\u00e8re,<br \/>\nL\u2019avalanche est pour les enfats !<\/p>\n<p>R\u00e9volution ! mer profonde !<br \/>\nQue de choses, h\u00e9las ! pleines d\u2019enseignement,<br \/>\nDans les t\u00e9n\u00e8bres de votre onde<br \/>\nOn voit flotter confus\u00e9ment !<\/p>\n<p>VIII<\/p>\n<p>Charles dix ! \u2013 Oh ! le Dieu qui retire et qui donne<br \/>\nForgea pour cette t\u00eate une lourde couronne !<br \/>\nL\u2019empire \u00e9tait penchant, et les temps \u00e9taient durs.<br \/>\nUne ombre quand il vint couvrait encor nos murs,<br \/>\nL\u2019ombre de l\u2019empereur, figure colossale.<br \/>\nPeuple, arm\u00e9e, et la France, et l\u2019Europe vassale,<br \/>\nPar cette vaste main depuis quinze ans p\u00e9tris,<br \/>\nDemandaient un grand r\u00e8gne, et, pour remplir Paris<br \/>\nAinsi qu\u2019apr\u00e8s C\u00e9sar Auguste remplit Rome,<br \/>\nApr\u00e8s Napol\u00e9on il fallait plus qu\u2019un homme.<\/p>\n<p>Charles ne fut qu\u2019un homme. A ce fa\u00eete il eut peur.<br \/>\nLe gouffre attire. Pris d\u2019un vertige trompeur,<br \/>\nDans l\u2019ab\u00eeme, fermant les yeux \u00e0 la lumi\u00e8re,<br \/>\nIl se pr\u00e9cipita la t\u00eate la premi\u00e8re.<br \/>\nSilence \u00e0 son tombeau ! car tout vient de finir.<br \/>\nA peine il aura teint d\u2019un vague souvenir<br \/>\nLe peuple \u00e0 l\u2019eau pareil, qui passe, clair ou sombre,<br \/>\nPr\u00e8s de tout sans en prendre autre chose que l\u2019ombre !<\/p>\n<p>Je n\u2019aurai pas pour lui de reproches amers.<br \/>\nJe ne suis pas l\u2019oiseau qui crie au bord des mers<br \/>\nEt qui, voyant tomber la foudre des nu\u00e9es,<br \/>\nJette aux marins perdus ses sinistres hu\u00e9es.<br \/>\nDes passions de tous isol\u00e9 bien souvent,<br \/>\nJe n\u2019ai jamais cherch\u00e9 les baisers que nous vend<br \/>\nEt l\u2019hymne dont nous berce avec sa voix flatteuse<br \/>\nLa popularit\u00e9, cette grande menteuse.<br \/>\nAussi n\u2019attendez pas que j\u2019ach\u00e8te aujourd\u2019hui<br \/>\nDes louanges pour moi par des affronts pour lui.<br \/>\nQu\u2019un autre, aux rois d\u00e9chus donnant un nom s\u00e9v\u00e8re,<br \/>\nFasse un vil pilori de leur fatal calvaire ;<br \/>\nMoi je n\u2019affligerai pas plus, \u00f4 Charles dix,<br \/>\nTon cercueil maintenant que ton exil jadis !<\/p>\n<p>IX<\/p>\n<p>Repose, fils de France, en ta tombe exil\u00e9e !<br \/>\nDormez, sire ! \u2013 Il convient que cette ombre voil\u00e9e,<br \/>\nQue ce vieux pasteur mort sans peuple et sans troupeaux,<br \/>\nRoi presque s\u00e9culaire, ait au moins le repos,<br \/>\nQu\u2019il ait au moins la paix o\u00f9 la mort nous convie,<br \/>\nPuisqu\u2019il eut le travail d\u2019une si dure vie !<br \/>\nPeuple ! soyons cl\u00e9ments ! soyons forts ! oublions !<br \/>\nJamais l\u2019odeur des morts n\u2019attire les lions.<br \/>\nLa haine d\u2019un grand peuple est une haine grande<br \/>\nQui veut que le pardon au s\u00e9pulcre descende<br \/>\nEt n\u2019a pour ennemis que ceux qui sont debout.<br \/>\nH\u00e9las ! quel poids encor pourrions-nous apr\u00e8s tout<br \/>\nJeter sur ce vieillard cass\u00e9 par la mis\u00e8re<br \/>\nQui dort sous le fardeau de la terre \u00e9trang\u00e8re !<\/p>\n<p>Roi, puissant, vous l\u2019avez bris\u00e9 ; c\u2019est un grand pas.<br \/>\nIl faut l\u2019\u00e9pargner mort. Et moi, je ne crois pas<br \/>\nQu\u2019il soit digne du peuple en qui Dieu se refl\u00e8te<br \/>\nDe joindre au bras qui tue une main qui soufflette.<\/p>\n<p>X<\/p>\n<p>Nous, pasteurs des esprits, qui, du bord du chemin,<br \/>\nRegardons tous les pas que fait le genre humain,<br \/>\nPo\u00ebtes, par nos chants, penseur, par nos id\u00e9es,<br \/>\nH\u00e2tons vers la raison les \u00e2mes attard\u00e9es !<br \/>\nH\u00e2tons l\u2019\u00e8re o\u00f9 viendront s\u2019unir d\u2019un n\u0153ud loyal<br \/>\nLe travail populaire et le labeur royal,<br \/>\nO\u00f9 col\u00e8re et puissance auront fait leur divorce,<br \/>\nO\u00f9 tous ceux qui sont forts auront peur de leur force,<br \/>\nEt d\u2019un sain tremblement fr\u00e9miront \u00e0 la fois,<br \/>\nRois, devant leurs devoirs, peuples, devant leurs droits !<br \/>\nAidons tous ces grands faits que le Seigneur envoie<br \/>\nPour ouvrir une route ou pour clore une voie,<br \/>\nLes r\u00e9volutions dont la surface bout,<br \/>\nLes changements soudains qui font vaciller tout,<br \/>\nA d\u00e9gager du fond des nuages de l\u2019\u00e2me,<br \/>\nA poser au-dessus des lois comme une flamme<br \/>\nCe sentiment profond en nous tous repli\u00e9<br \/>\nQue l\u2019homme appelle doute et la femme piti\u00e9 !<br \/>\nExpliquons au profit de la sainte cl\u00e9mence<br \/>\nCes hauts \u00e9v\u00e8nements o\u00f9 l\u2019\u00e9tat recommence,<br \/>\nEt qui font, quand l\u2019\u0153il va des vaincus aux vainqueurs,<br \/>\nTrembler la certitude humaine au fond des c\u0153urs !<br \/>\nFaisons venir bient\u00f4t l\u2019heure o\u00f9 l\u2019on pourra dire<br \/>\nQue sur le froid s\u00e9pulcre on ne doit rien \u00e9crire<br \/>\nHors des mots de pardon, d\u2019esp\u00e9rance et de paix ;<br \/>\nEt que, l\u2019empereur mort comme les vieux Capets,<br \/>\nOn a tort d\u2019exiler, lorsque rien ne bouillonne,<br \/>\nEux de leur Saint-Denis et lui de sa colonne.<br \/>\nA quoi sert, Dieu cl\u00e9ment, cette vaine action !<br \/>\nEt comment se fait-il que la proscription<br \/>\nNe brise pas ses dents au marbre de la tombe ?<br \/>\nN\u2019est-ce donc pas assez que, cygne, aigle ou colombe,<br \/>\nD\u00e8s qu\u2019un vent de malheur lui jette un nid de rois,<br \/>\nSortant de ce bois noir qu\u2019on appelle les lois,<br \/>\nCette hy\u00e8ne, acharn\u00e9e aux grandes races mortes,<br \/>\nVienne, l\u00e0, sous nos murs, les ronger \u00e0 nos portes !<\/p>\n<p>Un jour, \u2014 mais nous serons couch\u00e9s sous le gazon<br \/>\nQuand cette aube de Dieu blanchira l\u2019horizon ! \u2013<br \/>\nUn jour on comprendra, m\u00eame en changeant de r\u00e8gne,<br \/>\nQu\u2019aucune loi ne peut, sans que l\u2019\u00e9quit\u00e9 saigne,<br \/>\nFaire expier \u00e0 tous ce qu\u2019a commis un seul,<br \/>\nEt faire boire au fils ce qu\u2019a vers\u00e9 l\u2019a\u00efeul.<br \/>\nOn fera ce que nul aujourd\u2019hui ne peut faire.<br \/>\nQuand un aiglon royal tombera de sa sph\u00e8re,<br \/>\nOn ne l\u2019abattra pas sur l\u2019aigle foudroy\u00e9.<br \/>\nEt, tout en gardant bien le droit qu\u2019il a pay\u00e9<br \/>\nDe mettre le pouvoir sur un front comme un signe<br \/>\nEt de donner le tr\u00f4ne et le Louvre au plus digne,<br \/>\nUn grand peuple pourra, sans \u00eatre \u00e9pouvant\u00e9,<br \/>\nVoir un enfant de plus jouer dans la cit\u00e9.<br \/>\nCar tous les c\u0153urs diront : C\u2019est une juste aum\u00f4ne<br \/>\nDe laisser la patrie \u00e0 qui n\u2019a plus le tr\u00f4ne !<br \/>\nAlors, jetant enfin l\u2019ancre dans un port s\u00fbr,<br \/>\nAyant les biens germ\u00e9s sur nos maux, et l\u2019azur<br \/>\nDu ciel nouveau dont Dieu nous donne la temp\u00eate,<br \/>\nProscription ! nos fils broieront du pied ta t\u00eate !<br \/>\nD\u00e9mon qui tiens du tigre et qui tiens du serpent !<br \/>\nDans les prosp\u00e9rit\u00e9s invisible et rampant,<br \/>\nQui, l\u00e2che et patient, \u00e9piant en silence<br \/>\nCe que dans son palais le roi dit, r\u00eave, ou pense,<br \/>\nHorrible, en attendant l\u2019heure d\u2019\u00eatre l\u00e2ch\u00e9,<br \/>\nVis, monstre t\u00e9n\u00e9breux, sous le tr\u00f4ne cach\u00e9 !<\/p>\n<p>O po\u00e9sie ! au ciel ton vol se r\u00e9fugie<br \/>\nQuand les partis hurlants luttent \u00e0 pleine orgie,<br \/>\nQuand la n\u00e9cessit\u00e9 sous son code \u00e9touffant<br \/>\nBrise le fort, le faible, h\u00e9las ! l\u2019innocent m\u00eame,<br \/>\nEt sourde et sans piti\u00e9 prom\u00e8ne l\u2019anath\u00e8me<br \/>\nDu front blanc du vieillard au front pur de l\u2019enfant !<\/p>\n<p>Tu fuis alors \u00e0 tire d\u2019aile<br \/>\nVers le ciel \u00e9ternel et pur,<br \/>\nVers la lumi\u00e8re \u00e0 tous fid\u00e8le,<br \/>\nVers l\u2019innocence, vers l\u2019azur !<br \/>\nAfin que ta puret\u00e9 fi\u00e8re<br \/>\nN\u2019ait pas la fange et la poussi\u00e8re<br \/>\nDes vils chemins par nous fray\u00e9s,<br \/>\nEt que, nuages et temp\u00eates,<br \/>\nTout ce qui passe sur nos t\u00eates<br \/>\nNe puisse passer qu\u2019\u00e0 tes pieds !<\/p>\n<p>Tu sais qu\u2019\u00e9toile sans orbite,<br \/>\nL\u2019homme erre au gr\u00e9 de tous les vents ;<br \/>\nTu sais que l\u2019injustice habite<br \/>\nDans la demeure des vivants ;<br \/>\nEt que nos c\u0153urs sont des ar\u00e8nes<br \/>\nO\u00f9 les passions souveraines,<br \/>\nGroupe horrible en vain combattu,<br \/>\nLionnes, louves affam\u00e9es,<br \/>\nTigresses de taches sem\u00e9es,<br \/>\nD\u00e9vorent la chaste vertu !<\/p>\n<p>Tout ce qui souffre est plein de haine.<br \/>\nTout ce qui vit tra\u00eene un remords.<br \/>\nLes morts seuls ont rompu leur cha\u00eene.<br \/>\nTout est m\u00e9chant, hormis les morts !<br \/>\nAussi, voyant partout la vie<br \/>\nPalpiter de rage et d\u2019envie,<br \/>\nEt que parmi nous rien n\u2019est beau,<br \/>\nSi parfois, oiseau solitaire,<br \/>\nTu redescends sur cette terre,<br \/>\nTu te poses sur un tombeau !<\/p>\n<p>15 avril 1837<\/p>\n","protected":false},"parent":0,"template":"","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"default","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"default","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"set","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}}},"annee":[291],"poems-book":[292],"poemes-theme":[],"poete":[206],"class_list":["post-4452","poemes","type-poemes","status-publish","hentry","annee-291","poems-book-les-voix-interieures","poete-victor-hugo"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO Premium plugin v25.1 (Yoast SEO v27.8) - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-premium-wordpress\/ -->\n<title>Sunt lacrym\u00e6 rerum (Les Voix int\u00e9rieures, 1837), Victor Hugo<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Lisez Sunt lacrym\u00e6 rerum \u00e9crit par Victor Hugo dans Les Voix int\u00e9rieures, et d\u00e9couvrez notre biblioth\u00e8que de po\u00e8mes en ligne!\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/sunt-lacrymae-rerum\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Sunt lacrym\u00e6 rerum (Les Voix int\u00e9rieures, 1837), Victor Hugo\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Lisez Sunt lacrym\u00e6 rerum \u00e9crit par Victor Hugo dans Les Voix int\u00e9rieures, et d\u00e9couvrez notre biblioth\u00e8que de po\u00e8mes en ligne!\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/sunt-lacrymae-rerum\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Rimes.fr\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/poemes\\\/sunt-lacrymae-rerum\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/poemes\\\/sunt-lacrymae-rerum\\\/\",\"name\":\"Sunt lacrym\u00e6 rerum (Les Voix int\u00e9rieures, 1837), Victor Hugo\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/#website\"},\"datePublished\":\"2024-09-17T19:53:56+00:00\",\"description\":\"Lisez Sunt lacrym\u00e6 rerum \u00e9crit par Victor Hugo dans Les Voix int\u00e9rieures, et d\u00e9couvrez notre biblioth\u00e8que de po\u00e8mes en ligne!\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/poemes\\\/sunt-lacrymae-rerum\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/poemes\\\/sunt-lacrymae-rerum\\\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/poemes\\\/sunt-lacrymae-rerum\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Poemes\",\"item\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/poemes\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Sunt lacrym\u00e6 rerum\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/\",\"name\":\"Rimes.fr\",\"description\":\"\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/#organization\",\"name\":\"Rimes.fr\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"\",\"contentUrl\":\"\",\"caption\":\"Rimes.fr\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.rimes.fr\\\/blog\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO Premium plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Sunt lacrym\u00e6 rerum (Les Voix int\u00e9rieures, 1837), Victor Hugo","description":"Lisez Sunt lacrym\u00e6 rerum \u00e9crit par Victor Hugo dans Les Voix int\u00e9rieures, et d\u00e9couvrez notre biblioth\u00e8que de po\u00e8mes en ligne!","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/sunt-lacrymae-rerum\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Sunt lacrym\u00e6 rerum (Les Voix int\u00e9rieures, 1837), Victor Hugo","og_description":"Lisez Sunt lacrym\u00e6 rerum \u00e9crit par Victor Hugo dans Les Voix int\u00e9rieures, et d\u00e9couvrez notre biblioth\u00e8que de po\u00e8mes en ligne!","og_url":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/sunt-lacrymae-rerum\/","og_site_name":"Rimes.fr","twitter_card":"summary_large_image","schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/sunt-lacrymae-rerum\/","url":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/sunt-lacrymae-rerum\/","name":"Sunt lacrym\u00e6 rerum (Les Voix int\u00e9rieures, 1837), Victor Hugo","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/#website"},"datePublished":"2024-09-17T19:53:56+00:00","description":"Lisez Sunt lacrym\u00e6 rerum \u00e9crit par Victor Hugo dans Les Voix int\u00e9rieures, et d\u00e9couvrez notre biblioth\u00e8que de po\u00e8mes en ligne!","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/sunt-lacrymae-rerum\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/sunt-lacrymae-rerum\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/sunt-lacrymae-rerum\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Poemes","item":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Sunt lacrym\u00e6 rerum"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/#website","url":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/","name":"Rimes.fr","description":"","publisher":{"@id":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/#organization","name":"Rimes.fr","url":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"","contentUrl":"","caption":"Rimes.fr"},"image":{"@id":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/#\/schema\/logo\/image\/"}}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/poemes\/4452","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/poemes"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/poemes"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4452"}],"wp:term":[{"taxonomy":"annee","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/annee?post=4452"},{"taxonomy":"poems-book","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/poems-book?post=4452"},{"taxonomy":"poemes-theme","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/poemes-theme?post=4452"},{"taxonomy":"poete","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/poete?post=4452"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}