{"id":4414,"date":"2024-09-17T20:39:19","date_gmt":"2024-09-17T18:39:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/?post_type=poemes&#038;p=4414"},"modified":"2024-09-17T20:39:19","modified_gmt":"2024-09-17T18:39:19","slug":"napoleon-ii","status":"publish","type":"poemes","link":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/napoleon-ii\/","title":{"rendered":"Napol\u00e9on II"},"content":{"rendered":"<p>I<\/p>\n<p>Mil huit cent onze ! \u2014 \u00d4 temps o\u00f9 des peuples sans nombre<br \/>\nAttendaient prostern\u00e9s sous un nuage sombre<br \/>\nQue le ciel e\u00fbt dit oui !<br \/>\nSentaient trembler sous eux les \u00e9tats centenaires,<br \/>\nEt regardaient le Louvre entour\u00e9 de tonnerres,<br \/>\nComme un mont Sina\u00ef !<\/p>\n<p>Courb\u00e9s comme un cheval qui sent venir son ma\u00eetre,<br \/>\nIls se disaient entre eux : \u2014 Quelqu\u2019un de grand va na\u00eetre !<br \/>\nL\u2019immense empire attend un h\u00e9ritier demain.<br \/>\nQu\u2019est-ce que le Seigneur va donner \u00e0 cet homme<br \/>\nQui, plus grand que C\u00e9sar, plus grand m\u00eame que Rome,<br \/>\nAbsorbe dans son sort le sort du genre humain ? \u2014<\/p>\n<p>Comme ils parlaient, la nue \u00e9clatante et profonde<br \/>\nS\u2019entr\u2019ouvrit, et l\u2019on vit se dresser sur le monde<br \/>\nL\u2019homme pr\u00e9destin\u00e9,<br \/>\nEt les peuples b\u00e9ants ne purent que se taire,<br \/>\nCar ses deux bras lev\u00e9s pr\u00e9sentaient \u00e0 la terre<br \/>\nUn enfant nouveau-n\u00e9.<\/p>\n<p>Au souffle de l\u2019enfant, d\u00f4me des Invalides,<br \/>\nLes drapeaux prisonniers sous tes vo\u00fbtes splendides<br \/>\nFr\u00e9mirent, comme au vent fr\u00e9missent les \u00e9pis ;<br \/>\nEt son cri, ce doux cri qu\u2019une nourrice apaise,<br \/>\nFit, nous l\u2019avons tous vu, bondir et hurler d\u2019aise<br \/>\nLes canons monstrueux \u00e0 ta porte accroupis !<\/p>\n<p>Et lui ! l\u2019orgueil gonflait sa puissante narine ;<br \/>\nSes deux bras, jusqu\u2019alors crois\u00e9s sur sa poitrine,<br \/>\n\ufeffS\u2019\u00e9taient enfin ouverts !<br \/>\nEt l\u2019enfant, soutenu dans sa main paternelle,<br \/>\nInond\u00e9 des \u00e9clairs de sa fauve prunelle,<br \/>\n\ufeffRayonnait au travers !<\/p>\n<p>Quand il eut bien fait voir l\u2019h\u00e9ritier de ses tr\u00f4nes<br \/>\nAux vieilles nations comme aux vieilles couronnes,<br \/>\n\u00c9perdu, l\u2019\u0153il fix\u00e9 sur quiconque \u00e9tait roi,<br \/>\nComme un aigle arriv\u00e9 sur une haute cime,<br \/>\nIl cria tout joyeux avec un air sublime :<br \/>\n\u2014 L\u2019avenir ! l\u2019avenir ! l\u2019avenir est \u00e0 moi !<\/p>\n<p>II<\/p>\n<p>\ufeffNon, l\u2019avenir n\u2019est \u00e0 personne !<br \/>\n\ufeffSire, l\u2019avenir est \u00e0 Dieu !<br \/>\n\ufeffA chaque fois que l\u2019heure sonne,<br \/>\n\ufeffTout ici-bas nous dit adieu.<br \/>\n\ufeffL\u2019avenir ! l\u2019avenir ! myst\u00e8re !<br \/>\n\ufeffToutes les choses de la terre,<br \/>\n\ufeffGloire, fortune militaire,<br \/>\n\ufeffCouronne \u00e9clatante des rois,<br \/>\n\ufeffVictoire aux ailes embras\u00e9es,<br \/>\n\ufeffAmbitions r\u00e9alis\u00e9es,<br \/>\n\ufeffNe sont jamais sur nous pos\u00e9es<br \/>\n\ufeffQue comme l\u2019oiseau sur nos toits !<\/p>\n<p>Non, si puissant qu\u2019on soit, non, qu\u2019on rie ou qu\u2019on pleure,<br \/>\nNul ne te fait parler, nul ne peut avant l\u2019heure<br \/>\n\ufeffOuvrir ta froide main,<br \/>\n\u00d4 fant\u00f4me muet, \u00f4 notre ombre, \u00f4 notre h\u00f4te,<br \/>\nSpectre toujours masqu\u00e9 qui nous suis c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te,<br \/>\n\ufeffEt qu\u2019on nomme demain !<br \/>\nOh ! demain, c\u2019est la grande chose !<br \/>\nDe quoi demain sera-t-il fait ?<br \/>\nL\u2019homme aujourd\u2019hui s\u00e8me la cause,<br \/>\nDemain Dieu fait m\u00fbrir l\u2019effet.<br \/>\nDemain, c\u2019est l\u2019\u00e9clair dans la voile,<br \/>\nC\u2019est le nuage sur l\u2019\u00e9toile,<br \/>\nC\u2019est un tra\u00eetre qui se d\u00e9voile,<br \/>\nC\u2019est le b\u00e9lier qui bat les tours,<br \/>\nC\u2019est l\u2019astre qui change de zone,<br \/>\nC\u2019est Paris qui suit Babylone ;<br \/>\nDemain, c\u2019est le sapin du tr\u00f4ne,<br \/>\nAujourd\u2019hui, c\u2019en est le velours !<\/p>\n<p>Demain, c\u2019est le cheval qui s\u2019abat blanc d\u2019\u00e9cume.<br \/>\nDemain, \u00f4 conqu\u00e9rant, c\u2019est Moscou qui s\u2019allume,<br \/>\nLa nuit, comme un flambeau.<br \/>\nC\u2019est votre vieille garde au loin jonchant la plaine.<br \/>\nDemain, c\u2019est Waterloo ! demain, c\u2019est Sainte-H\u00e9l\u00e8ne !<br \/>\nDemain, c\u2019est le tombeau !<\/p>\n<p>Vous pouvez entrer dans les villes<br \/>\nAu galop de votre coursier,<br \/>\nD\u00e9nouer les guerres civiles<br \/>\nAvec le tranchant de l\u2019acier ;<br \/>\nVous pouvez, \u00f4 mon capitaine,<br \/>\nBarrer la Tamise hautaine,<br \/>\nRendre la victoire incertaine<br \/>\nAmoureuse de vos clairons,<br \/>\nBriser toutes portes ferm\u00e9es,<br \/>\nD\u00e9passer toutes renomm\u00e9es,<br \/>\nDonner pour astre \u00e0 des arm\u00e9es<br \/>\nL\u2019\u00e9toile de vos \u00e9perons !<\/p>\n<p>Dieux garde la dur\u00e9e et vous laisse l\u2019espace ;<br \/>\nVous pouvez sur la terre avoir toute la place,<br \/>\n\u00catre aussi grand qu\u2019un front peut l\u2019\u00eatre sous le ciel ;<br \/>\nSire, vous pouvez prendre, \u00e0 votre fantaisie,<br \/>\nL\u2019Europe \u00e0 Charlemagne, \u00e0 Mahomet l\u2019Asie ; \u2014<br \/>\nMais tu ne prendras pas demain \u00e0 l\u2019Eternel !<\/p>\n<p>III<\/p>\n<p>\u00d4 revers ! \u00f4 le\u00e7on ! \u2014 Quand l\u2019enfant de cet homme<br \/>\nEut re\u00e7u pour hochet la couronne de Rome ;<br \/>\nLorsqu\u2019on l\u2019eut rev\u00eatu d\u2019un nom qui retentit ;<br \/>\nLorsqu\u2019on eut bien montr\u00e9 son front royal qui tremble<br \/>\nAu peuple \u00e9merveill\u00e9 qu\u2019on puisse tout ensemble<br \/>\n\ufeff\u00catre si grand et si petit ;<\/p>\n<p>Quand son p\u00e8re eut pour lui gagn\u00e9 bien des batailles ;<br \/>\nLorsqu\u2019il eut \u00e9paissi de vivantes murailles<br \/>\nAutour du nouveau-n\u00e9 riant sur son chevet ;<br \/>\nQuand ce grand ouvrier, qui savait comme on fonde,<br \/>\nEut, \u00e0 coups de cogn\u00e9e, \u00e0 peu pr\u00e8s fait le monde<br \/>\n\ufeffSelon le songe qu\u2019il r\u00eavait ;<\/p>\n<p>Quand tout fut pr\u00e9par\u00e9 par les mains paternelles<br \/>\nPour doter l\u2019humble enfant de splendeurs \u00e9ternelles ;<br \/>\nLorsqu\u2019on eut de sa vie assur\u00e9 les relais ;<br \/>\nQuand, pour loger un jour ce ma\u00eetre h\u00e9r\u00e9ditaire,<br \/>\nOn eut enracin\u00e9 bien avant dans la terre<br \/>\n\ufeffLes pieds de marbre des palais ;<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019on eut pour sa soif pos\u00e9 devant la France<br \/>\nUn vase tout rempli du vin de l\u2019esp\u00e9rance, \u2014<br \/>\nAvant qu\u2019il e\u00fbt go\u00fbt\u00e9 de ce poison dor\u00e9,<br \/>\nAvant que de sa l\u00e8vre il e\u00fbt touch\u00e9 la coupe,<br \/>\nUn cosaque survint qui prit l\u2019enfant en croupe<br \/>\n\ufeffEt l\u2019emporta tout effar\u00e9 !<\/p>\n<p>IV<\/p>\n<p>Oui, l\u2019aigle, un soir, planait aux vo\u00fbtes \u00e9ternelles,<br \/>\nLorsqu\u2019un grand coup de vent lui cassa les deux ailes ;<br \/>\nSa chute fit dans l\u2019air un foudroyant sillon ;<br \/>\nTous alors sur son nid fondirent pleins de joie ;<br \/>\nChacun selon ses dents se partagea la proie ;<br \/>\nL\u2019Angleterre prit l\u2019aigle, et l\u2019Autriche l\u2019aiglon.<\/p>\n<p>Vous savez ce qu\u2019on fit du g\u00e9ant historique.<br \/>\nPendant six ans on vit, loin derri\u00e8re l\u2019Afrique,<br \/>\nSous le verrou des rois prudents,<br \/>\n\u2014 Oh ! n\u2019exilons personne ! oh ! l\u2019exil est impie ! \u2014<br \/>\nCette grande figure en sa cage accroupie,<br \/>\nPloy\u00e9e, et les genoux aux dents.<\/p>\n<p>Encor si ce banni n\u2019e\u00fbt rien aim\u00e9 sur terre !<br \/>\nMais les c\u0153urs de lion sont les vrais c\u0153urs de p\u00e8re.<br \/>\nIl aimait son fils, ce vainqueur !<br \/>\nDeux choses lui restaient dans sa cage inf\u00e9conde,<br \/>\nLe portrait d\u2019un enfant et la carte du monde,<br \/>\nTout son g\u00e9nie et tout son c\u0153ur !<\/p>\n<p>Le soir, quand son regard se perdait dans l\u2019alc\u00f4ve,<br \/>\nCe qui se remuait dans cette t\u00eate chauve,<br \/>\nCe que son \u0153il cherchait dans le pass\u00e9 profond,<br \/>\n\u2014 Tandis que ses ge\u00f4liers, sentinelles plac\u00e9es<br \/>\nPour guetter nuit et jour le vol de ses pens\u00e9es,<br \/>\nEn regardaient passer les ombres sur son front ; \u2014<\/p>\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas toujours, sire, cette \u00e9pop\u00e9e<br \/>\nQue vous aviez nagu\u00e8re \u00e9crite avec l\u2019\u00e9p\u00e9e ;<br \/>\nArcole, Austerlitz, Montmirail ;<br \/>\nNi l\u2019apparition des vieilles pyramides ;<br \/>\nNi le pacha du Caire et ses chevaux numides<br \/>\nQui mordaient le v\u00f4tre au poitrail ;<\/p>\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas le bruit de bombe et de mitraille<br \/>\nQue vingt ans, sous ses pieds, avait fait la bataille<br \/>\nD\u00e9cha\u00een\u00e9e en noirs tourbillons,<br \/>\nQuand son souffle poussait sur cette mer troubl\u00e9e<br \/>\nLes drapeaux frissonnants, pench\u00e9s dans la m\u00eal\u00e9e<br \/>\nComme les m\u00e2ts des bataillons ;<\/p>\n<p>Ce n\u2019\u00e9tait pas Madrid, le Kremlin et la Phare,<br \/>\nLa diane au matin fredonnant sa fanfare,<br \/>\nLe bivouac sommeillant dans les feux \u00e9toil\u00e9s,<br \/>\nLes dragons chevelus, les grenadiers \u00e9piques,<br \/>\nEt les rouges lanciers fourmillant dans les piques,<br \/>\nComme des fleurs de pourpre en l\u2019\u00e9paisseur des bl\u00e9s ;<\/p>\n<p>Non, ce qui l\u2019occupait, c\u2019est l\u2019ombre blonde et rose<br \/>\nD\u2019un bel enfant qui dort la bouche demi-close,<br \/>\nGracieux comme l\u2019orient,<br \/>\nTandis qu\u2019avec amour sa nourrice enchant\u00e9e<br \/>\nD\u2019une goutte de lait au bout du sein rest\u00e9e<br \/>\nAgace sa l\u00e8vre en riant.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re alors posait ses coudes sur sa chaise,<br \/>\nSon c\u0153ur plein de sanglots se d\u00e9gonflait \u00e0 l\u2019aise,<br \/>\nIl pleurait, d\u2019amour \u00e9perdu\u2026 \u2014<br \/>\nSois b\u00e9ni, pauvre enfant, t\u00eate aujourd\u2019hui glac\u00e9e,<br \/>\nSeul \u00eatre qui pouvais distraire sa pens\u00e9e<br \/>\nDu tr\u00f4ne du monde perdu !<\/p>\n<p>V<\/p>\n<p>Tous deux sont morts. \u2014 Seigneur, votre droite est terrible !<br \/>\nVous avez commenc\u00e9 par le ma\u00eetre invincible,<br \/>\nPar l\u2019homme triomphant ;<br \/>\nPuis vous avez enfin compl\u00e9t\u00e9 l\u2019ossuaire ;<br \/>\nDix ans vous ont suffi pour filer le suaire<br \/>\nDu p\u00e8re et de l\u2019enfant !<\/p>\n<p>Gloire, jeunesse, orgueil, biens que la tombe emporte !<br \/>\nL\u2019homme voudrait laisser quelque chose \u00e0 la porte,<br \/>\nMais la mort lui dit non !<br \/>\nChaque \u00e9l\u00e9ment retourne o\u00f9 tout doit redescendre.<br \/>\nL\u2019air reprend la fum\u00e9e, et la terre la cendre.<br \/>\nL\u2019oubli reprend le nom.<\/p>\n<p>VI<\/p>\n<p>\u00d4 r\u00e9volutions ! j\u2019ignore,<br \/>\nMoi, le moindre des matelots,<br \/>\nCe que Dieu dans l\u2019ombre \u00e9labore<br \/>\nSous le tumulte de vos flots.<br \/>\nLa foule vous hait et vous raille.<br \/>\nMais qui sait comment Dieu travaille ?<br \/>\nQui sait si l\u2019onde qui tressaille,<br \/>\nSi le cri des gouffres amers,<br \/>\nSi la trombe aux ardentes serres,<br \/>\nSi les \u00e9clairs et les tonnerres,<br \/>\nSeigneur, ne sont pas n\u00e9cessaires<br \/>\n\u00c0 la perle que font les mers !<\/p>\n<p>Pourtant cette temp\u00eate est lourde<br \/>\nAux princes comme aux nations ;<br \/>\nOh ! quelle mer aveugle et sourde<br \/>\nQu\u2019un peuple en r\u00e9volutions !<br \/>\nQue sert ta chanson, \u00f4 po\u00ebte ?<br \/>\nCes chants que ton g\u00e9nie \u00e9miette<br \/>\nTombent \u00e0 la vague inqui\u00e8te<br \/>\nQui n\u2019a jamais rien entendu !<br \/>\nTa voix s\u2019enroue en cette brume,<br \/>\nLe vent disperse au loin ta plume,<br \/>\nPauvre oiseau chantant dans l\u2019\u00e9cume<br \/>\nSur le m\u00e2t d\u2019un vaisseau perdu !<\/p>\n<p>Longue nuit ! tourmente \u00e9ternelle !<br \/>\nLe ciel n\u2019a pas un coin d\u2019azur.<br \/>\nHommes et choses, p\u00eale-m\u00eale,<br \/>\nVont roulant dans l\u2019ab\u00eeme obscur.<br \/>\nTout d\u00e9rive et s\u2019en va sous l\u2019onde,<br \/>\nRois au berceau, ma\u00eetres du monde,<br \/>\nLe front chauve et la t\u00eate blonde,<br \/>\nGrand et petit Napol\u00e9on !<br \/>\nTout s\u2019efface, tout se d\u00e9lie,<br \/>\nLe flot sur le flot se replie,<br \/>\nEt la vague qui passe oublie<br \/>\nL\u00e9viathan comme Alcyon !<\/p>\n<p>Ao\u00fbt 1832.<\/p>\n","protected":false},"parent":0,"template":"","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"default","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"default","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"set","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center 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