{"id":4410,"date":"2024-09-17T20:39:21","date_gmt":"2024-09-17T18:39:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/?post_type=poemes&#038;p=4410"},"modified":"2024-09-17T20:39:21","modified_gmt":"2024-09-17T18:39:21","slug":"a-la-colonne","status":"publish","type":"poemes","link":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/a-la-colonne\/","title":{"rendered":"\u00c0 la colonne"},"content":{"rendered":"<p>I<br \/>\nOh ! quand il b\u00e2tissait, de sa main colossale,<br \/>\nPour son tr\u00f4ne, appuy\u00e9 sur l\u2019Europe vassale,<br \/>\nCe pilier souverain,<br \/>\nCe bronze, devant qui tout n\u2019est que poudre et sable,<br \/>\nSublime monument, deux fois imp\u00e9rissable,<br \/>\nFait de gloire et d\u2019airain ;<\/p>\n<p>Quand il le b\u00e2tissait, pour qu\u2019un jour dans la ville<br \/>\nOu la guerre \u00e9trang\u00e8re ou la guerre civile<br \/>\nY brisassent leur char,<br \/>\nEt pour qu\u2019il f\u00eet p\u00e2lir sur nos places publiques<br \/>\nLes fr\u00eales h\u00e9ritiers de vos noms magnifiques,<br \/>\nAlexandre et C\u00e9sar !<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait un beau spectacle ! \u2014 Il parcourait la terre<br \/>\nAvec ses v\u00e9t\u00e9rans, nation militaire<br \/>\nDont il savait les noms ;<br \/>\nLes rois fuyaient ; les rois n\u2019\u00e9taient point de sa taille ;<br \/>\nEt, vainqueur, il allait par les champs de bataille<br \/>\nGlanant tous leurs canons.<\/p>\n<p>Et puis, il revenait avec la grande arm\u00e9e,<br \/>\nEncombrant de butin sa France bien-aim\u00e9e,<br \/>\nSon Louvre de granit,<br \/>\nEt les Parisiens poussaient des cris de joie,<br \/>\nComme font les aiglons, alors qu\u2019avec sa proie<br \/>\nL\u2019aigle rentre \u00e0 son nid !<\/p>\n<p>Et lui, poussant du pied tout ce m\u00e9tal sonore,<br \/>\nIl courait \u00e0 la cuve o\u00f9 bouillonnait encore<br \/>\nLe monument promis.<br \/>\nLe moule en \u00e9tait fait d\u2019une de ses pens\u00e9es.<br \/>\nDans la fournaise ardente il jetait \u00e0 brass\u00e9es<br \/>\nLes canons ennemis !<\/p>\n<p>Puis il s\u2019en revenait gagner quelque bataille.<br \/>\nIl d\u00e9pouillait encore \u00e0 travers la mitraille<br \/>\nMaints aff\u00fbts dispers\u00e9s ;<br \/>\nEt, rapportant ce bronze \u00e0 la Rome fran\u00e7aise,<br \/>\nIl disait aux fondeurs pench\u00e9s sur la fournaise :<br \/>\n\u2014 En avez-vous assez ?<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait son \u0153uvre \u00e0 lui ! \u2014 Les feux du polygone,<br \/>\nEt la bombe, et le sabre, et l\u2019or de la dragonne<br \/>\nFurent ses premiers jeux.<br \/>\nG\u00e9n\u00e9ral, pour hochets il prit les Pyramides ;<br \/>\nEmpereur, il voulut, dans ses v\u0153ux moins timides<br \/>\nQuelque chose de mieux.<\/p>\n<p>Il fit cette colonne ! \u2014 Avec sa main romaine<br \/>\nIl tordit et m\u00eala dans l\u2019\u0153uvre surhumaine<br \/>\nTout un si\u00e8cle fameux,<br \/>\nLes Alpes se courbant sous sa marche tonnante,<br \/>\nLe Nil, le Rhin, le Tibre, Austerlitz rayonnante,<br \/>\nEylau froid et brumeux.<\/p>\n<p>Car c\u2019est lui qui, pareil \u00e0 l\u2019antique Encelade,<br \/>\nDu tr\u00f4ne universel essaya l\u2019escalade,<br \/>\nQui vingt ans entassa,<br \/>\nRemuant terre et cieux avec une parole,<br \/>\nWagram sur Marengo, Champaubert sur Arcole,<br \/>\nP\u00e9lion sur Ossa !<\/p>\n<p>Oh ! quand par un beau jour, sur la place Vend\u00f4me,<br \/>\nHomme dont tout un peuple adorait le fant\u00f4me,<br \/>\nTu vins grave et serein,<br \/>\nEt que tu d\u00e9couvris ton \u0153uvre magnifique,<br \/>\nTranquille, et contenant d\u2019un geste pacifique<br \/>\nTes quatre aigles d\u2019airain ;<\/p>\n<p>\u00c0 cette heure o\u00f9 les tiens t\u2019entouraient par cent mille ;<br \/>\nO\u00f9, comme se pressaient autour de Paul-Emile<br \/>\nTous les petits romains,<br \/>\nNous, enfants de six ans, rang\u00e9s sur ton passage,<br \/>\nCherchant dans ton cort\u00e8ge un p\u00e8re au fier visage,<br \/>\nNous te battions des mains ;<\/p>\n<p>Oh ! qui t\u2019e\u00fbt dit alors, \u00e0 ce fa\u00eete sublime,<br \/>\nTandis que tu r\u00eavais sur le troph\u00e9e opime<br \/>\nUn avenir si beau,<br \/>\nQu\u2019un jour \u00e0 cet affront il te faudrait descendre<br \/>\nQue trois cents avocats oseraient \u00e0 ta cendre<br \/>\nChicaner ce tombeau !<\/p>\n<p>II<br \/>\nAttendez donc, jeunesse folle,<br \/>\nNous n\u2019avons pas le temps encor !<br \/>\nQue vient-on nous parler d\u2019Arcole,<br \/>\nEt de Wagram et du Thabor ?<br \/>\nPour avoir command\u00e9 peut-\u00eatre<br \/>\nQuelque arm\u00e9e, et s\u2019\u00eatre fait ma\u00eetre<br \/>\nDe quelque ville dans son temps,<br \/>\nCroyez-vous que l\u2019Europe tombe<br \/>\nS\u2019il n\u2019ameute autour de sa tombe<br \/>\nLes D\u00e9mosth\u00e8nes haletants ?<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs le ciel n\u2019est pas tranquille ;<br \/>\nLes soucis ne leur manquent pas ;<br \/>\nL\u2019in\u00e9gal pav\u00e9 de la ville<br \/>\nFait encor tr\u00e9bucher leurs pas.<br \/>\nEt pourquoi ces honneurs supr\u00eames ?<br \/>\nOnt-ils des monuments eux-m\u00eames ?<br \/>\nQuel temple leur a-t-on dress\u00e9 ?<br \/>\n\u00c9trange peuple que nous sommes !<br \/>\nLaissez passer tous ces grands hommes !<br \/>\nNapol\u00e9on est bien press\u00e9 !<\/p>\n<p>Toute crainte est-elle \u00e9touff\u00e9e ?<br \/>\nNous songerons \u00e0 l\u2019immortel<br \/>\nQuand ils auront tous leur troph\u00e9e,<br \/>\nQuand ils auront tous leur autel !<br \/>\nAttendons, attendons, mes fr\u00e8res.<br \/>\nAttendez, restes fun\u00e9raires,<br \/>\nD\u00e9pouille de Napol\u00e9on,<br \/>\nQue leur courage se rassure<br \/>\nEt qu\u2019ils aient donn\u00e9 leur mesure<br \/>\nAu fossoyeur du Panth\u00e9on !<\/p>\n<p>III<br \/>\nAinsi, \u2014 cent villes assi\u00e9g\u00e9es ;<br \/>\nMemphis, Milan, Cadix, Berlin ;<br \/>\nSoixante batailles rang\u00e9es ;<br \/>\nL\u2019univers d\u2019un seul homme plein ;<br \/>\nN\u2019avoir rien laiss\u00e9 dans le monde,<br \/>\nDans la tombe la plus profonde,<br \/>\nQu\u2019il n\u2019ait dompt\u00e9, qu\u2019il n\u2019ait atteint ;<br \/>\nAvoir, dans sa course guerri\u00e8re,<br \/>\nRavi le Kremlin au czar Pierre,<br \/>\nL\u2019Escurial \u00e0 Charles-Quint ;<\/p>\n<p>Ainsi, \u2014 ce souvenir qui p\u00e8se<br \/>\nSur nos ennemis effar\u00e9s ;<br \/>\nAinsi, dans une cage anglaise<br \/>\nTant de pleurs amers d\u00e9vor\u00e9s ;<br \/>\nCette incomparable fortune,<br \/>\nCette gloire aux rois importune,<br \/>\nCe nom si grand, si vite acquis,<br \/>\nSceptre unique, exil solitaire,<br \/>\nNe valent pas six pieds de terre<br \/>\nSous les canons qu\u2019il a conquis !<\/p>\n<p>IV<br \/>\nEncor si c\u2019\u00e9tait crainte aust\u00e8re !<br \/>\nSi c\u2019\u00e9tait l\u2019\u00e2pre libert\u00e9<br \/>\nQui d\u2019une cendre militaire<br \/>\nN\u2019ose ensemencer la cit\u00e9 !<br \/>\nSi c\u2019\u00e9tait la vierge sto\u00efque<br \/>\nQui proscrit un nom h\u00e9ro\u00efque<br \/>\nFait pour r\u00e9gner et conqu\u00e9rir,<br \/>\nQui se rappelle Sparte et Rome,<br \/>\nEt craint que l\u2019ombre d\u2019un grand homme<br \/>\nN\u2019emp\u00eache son fruit de m\u00fbrir ! \u2014<\/p>\n<p>Mais non ; la libert\u00e9 sait aujourd\u2019hui sa force.<br \/>\nUn tr\u00f4ne est sous sa main comme un gui sur l\u2019\u00e9corce<br \/>\nQuand les races de rois manquent au droit jur\u00e9 ;<br \/>\nNous avons parmi nous vu passer, \u00f4 merveille !<br \/>\nLa plus nouvelle et la plus vieille !<br \/>\nCe si\u00e8cle, avant trente ans, avait tout d\u00e9vor\u00e9.<\/p>\n<p>La France, guerri\u00e8re et paisible,<br \/>\nA deux filles du m\u00eame sang : \u2014<br \/>\nL\u2019une fait l\u2019arm\u00e9e invincible,<br \/>\nL\u2019autre fait le peuple puissant.<br \/>\nLa Gloire, qui n\u2019est pas l\u2019a\u00een\u00e9e,<br \/>\nN\u2019est plus arm\u00e9e et couronn\u00e9e ;<br \/>\nNi pavois, ni sceptre oppresseur ;<br \/>\nLa Gloire n\u2019est plus d\u00e9cevante,<br \/>\nEt n\u2019a plus rien dont s\u2019\u00e9pouvante<br \/>\nLa Libert\u00e9, sa grande s\u0153ur !<\/p>\n<p>V<br \/>\nNon. S\u2019ils ont repouss\u00e9 la relique immortelle,<br \/>\nC\u2019est qu\u2019ils en sont jaloux ! qu\u2019ils tremblent devant elle !<br \/>\nQu\u2019ils en sont tout p\u00e2lis !<br \/>\nC\u2019est qu\u2019ils ont peur d\u2019avoir l\u2019empereur sur leur t\u00eate,<br \/>\nEt de voir s\u2019\u00e9clipser leurs lampions de f\u00eate<br \/>\nAu soleil d\u2019Austerlitz !<\/p>\n<p>Pourtant, c\u2019e\u00fbt \u00e9t\u00e9 beau ! \u2014 Lorsque, sous la colonne,<br \/>\nOn e\u00fbt senti pr\u00e9sents dans notre Babylone<br \/>\nCes ossements vainqueurs,<br \/>\nQui pourrait dire, au jour d\u2019une guerre civile,<br \/>\nCe qu\u2019une si grande ombre, h\u00f4tesse de la ville,<br \/>\nE\u00fbt mis dans tous les c\u0153urs !<\/p>\n<p>Si jamais l\u2019\u00e9tranger, \u00f4 cit\u00e9 souveraine,<br \/>\nE\u00fbt ramen\u00e9 brouter les chevaux de l\u2019Ukraine<br \/>\nSur ton sol bien-aim\u00e9,<br \/>\nEnfantant des soldats dans ton enceinte \u00e9mue,<br \/>\nSans doute qu\u2019\u00e0 travers ton pav\u00e9 qui remue<br \/>\nCes os eussent germ\u00e9 !<\/p>\n<p>Et toi, colonne ! un jour, descendu sous ta base,<br \/>\nLe p\u00e8lerin pensif, contemplant en extase<br \/>\nCe d\u00e9bris surhumain,<br \/>\nSerait venu peser, \u00e0 genoux sur la pierre,<br \/>\nCe qu\u2019un Napol\u00e9on peut laisser de poussi\u00e8re<br \/>\nDans le creux de la main !<\/p>\n<p>O merveille ! \u00f4 n\u00e9ant ! \u2014 tenir cette d\u00e9pouille !<br \/>\nCompter et mesurer ces os que de sa rouille<br \/>\nRongea le flot marin,<br \/>\nCe genou qui jamais n\u2019a ploy\u00e9 sous la crainte,<br \/>\nCe pouce de g\u00e9ant dont tu portes l\u2019empreinte<br \/>\nPartout sur ton airain !<\/p>\n<p>Contempler le bras fort, la poitrine f\u00e9conde,<br \/>\nLe talon qui, douze ans, \u00e9peronna le monde,<br \/>\nEt, d\u2019un \u0153il filial,<br \/>\nL\u2019orbite du regard qui fascinait la foule,<br \/>\nCe front prodigieux, ce cr\u00e2ne fait au moule<br \/>\nDu globe imp\u00e9rial !<\/p>\n<p>Et croire entendre, en haut, dans tes noires entrailles,<br \/>\nSortir du cliquetis des confuses batailles,<br \/>\nDes bouches du canon,<br \/>\nDes chevaux hennissants, des villes cr\u00e9nel\u00e9es,<br \/>\nDes clairons, des tambours, du souffle des m\u00eal\u00e9es,<br \/>\nCe bruit : Napol\u00e9on !<\/p>\n<p>Rh\u00e9teurs embarrass\u00e9s dans votre toge neuve,<br \/>\nVous n\u2019avez pas voulu consoler cette veuve<br \/>\nV\u00e9n\u00e9rable aux partis !<br \/>\nTout en vous partageant l\u2019empire d\u2019Alexandre,<br \/>\nVous avez peur d\u2019une ombre et peur d\u2019un peu de cendre :<br \/>\nOh ! vous \u00eates petits !<\/p>\n<p>VI<br \/>\nH\u00e9las ! h\u00e9las ! garde ta tombe !<br \/>\nGarde ton rocher \u00e9cumant,<br \/>\nO\u00f9 t\u2019abattant comme la bombe<br \/>\nTu vins tomber, ti\u00e8de et fumant !<br \/>\nGarde ton \u00e2pre Sainte-H\u00e9l\u00e8ne<br \/>\nO\u00f9 de ta fortune hautaine<br \/>\nL\u2019\u0153il \u00e9bloui voit le revers ;<br \/>\nGarde l\u2019ombre o\u00f9 tu te recueilles,<br \/>\nTon saule sacr\u00e9 dont les feuilles<br \/>\nS\u2019\u00e9parpillent dans l\u2019univers !<\/p>\n<p>L\u00e0, du moins, tu dors sans outrage.<br \/>\nSouvent tu t\u2019y sens r\u00e9veill\u00e9<br \/>\nPar les pleurs d\u2019amour et de rage<br \/>\nD\u2019un soldat rouge agenouill\u00e9 !<br \/>\nL\u00e0, si parfois tu te rel\u00e8ves,<br \/>\nTu peux voir, du haut de ces gr\u00e8ves,<br \/>\nSur le globe azur\u00e9 des eaux,<br \/>\nCourir vers ton roc solitaire,<br \/>\nComme au vrai centre de la terre,<br \/>\nToutes les voiles des vaisseaux !<\/p>\n<p>VII<br \/>\nDors, nous t\u2019irons chercher ! ce jour viendra peut-\u00eatre !<br \/>\nCar nous t\u2019avons pour dieu sans t\u2019avoir eu pour ma\u00eetre !<br \/>\nCar notre \u0153il s\u2019est mouill\u00e9 de ton destin fatal,<br \/>\nEt, sous les trois couleurs comme sous l\u2019oriflamme,<br \/>\nNous ne nous pendons pas \u00e0 cette corde inf\u00e2me<br \/>\nQui t\u2019arrache \u00e0 ton pi\u00e9destal !<\/p>\n<p>Oh ! va, nous te ferons de belles fun\u00e9railles !<br \/>\nNous aurons bien aussi peut-\u00eatre nos batailles ;<br \/>\nNous en ombragerons ton cercueil respect\u00e9 !<br \/>\nNous y convierons tout, Europe, Afrique, Asie !<br \/>\nEt nous t\u2019am\u00e8nerons la jeune Po\u00e9sie<br \/>\nChantant la jeune Libert\u00e9 !<br \/>\nTu sera bien chez nous ! \u2014 couch\u00e9 sous ta colonne,<br \/>\nDans ce puissant Paris qui fermente et bouillonne,<br \/>\nSous ce ciel, tant de fois d\u2019orages obscurci,<br \/>\nSous ces pav\u00e9s vivants qui grondent et s\u2019amassent,<br \/>\nO\u00f9 roulent les canons, o\u00f9 les l\u00e9gions passent ; \u2014<br \/>\nLe peuple est une mer aussi.<\/p>\n<p>S\u2019il ne garde aux tyrans qu\u2019ab\u00eeme et que tonnerre,<br \/>\nIl a pour le tombeau, profond et centenaire<br \/>\n(La seule majest\u00e9 dont il soit courtisan),<br \/>\nUn long g\u00e9missement, infini, doux et sombre,<br \/>\nQui ne laissera pas regretter \u00e0 ton ombre<br \/>\nLe murmure de l\u2019oc\u00e9an !<\/p>\n<p>9 octobre 1830.<\/p>\n","protected":false},"parent":0,"template":"","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"default","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"default","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"set","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center 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