{"id":2509,"date":"2024-06-07T22:40:12","date_gmt":"2024-06-07T20:40:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/?post_type=poemes&#038;p=2509"},"modified":"2025-04-02T18:03:08","modified_gmt":"2025-04-02T16:03:08","slug":"le-forgeron","status":"publish","type":"poemes","link":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/le-forgeron\/","title":{"rendered":"Le Forgeron"},"content":{"rendered":"<div style=\"text-align: right;\">Palais des Tuileries,<\/div>\n<div style=\"text-align: right;\">vers le 10 ao\u00fbt 92<\/div>\n<p>Le bras sur un marteau gigantesque, effrayant<br \/>\nD\u2019ivresse et de grandeur, le front vaste, riant<br \/>\nComme un clairon d\u2019airain, avec toute sa bouche,<br \/>\nEt prenant ce gros-l\u00e0 dans son regard farouche,<br \/>\nLe Forgeron parlait \u00e0 Louis Seize, un jour<br \/>\nQue le Peuple \u00e9tait l\u00e0, se tordant tout autour,<br \/>\nEt sur les lambris d\u2019or tramant sa veste sale.<br \/>\nOr le bon roi, debout sur son ventre, \u00e9tait p\u00e2le,<br \/>\nP\u00e2le comme un vaincu qu\u2019on prend pour le gibet,<br \/>\nEt, soumis comme un chien, jamais ne regimbait,<br \/>\nCar ce maraud de forge aux \u00e9normes \u00e9paules<br \/>\nLui disait de vieux mots et des choses si dr\u00f4les,<br \/>\nQue cela l\u2019empoignait au front, comme cela\u00a0!<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Or, tu sais bien, Monsieur, nous chantions tra la la<br \/>\nEt nous piquions les b\u0153ufs vers les sillons des autres\u00a0:<br \/>\nLe Chanoine au soleil filait des paten\u00f4tres<br \/>\nSur des chapelets clairs gren\u00e9s de pi\u00e8ces d\u2019or.<br \/>\nLe Seigneur, \u00e0 cheval, passait, sonnant du cor<br \/>\nEt l\u2019un avec la hart, l\u2019autre avec la cravache<br \/>\nNous fouaillaient. \u2014 H\u00e9b\u00e9t\u00e9s comme des yeux de vache,<br \/>\nNos yeux ne pleuraient plus\u00a0; nous allions, nous allions,<br \/>\nEt quand nous avions mis le pays en sillons,<br \/>\nQuand nous avions laiss\u00e9 dans cette terre noire<br \/>\nUn peu de notre chair\u2026 nous avions un pourboire\u00a0:<br \/>\nOn nous faisait flamber nos taudis dans la nuit\u00a0;<br \/>\nNos petits y faisaient un g\u00e2teau fort bien cuit.<\/p>\n<p>&#8230;\u00ab\u00a0Oh\u00a0! je ne me plains pas. Je te dis mes b\u00eatises,<br \/>\nC\u2019est entre nous. J\u2019admets que tu me contredises.<br \/>\nOr, n\u2019est-ce pas joyeux de voir, au mois de juin<br \/>\nDans les granges entrer des voitures de foin<br \/>\n\u00c9normes\u00a0? De sentir l\u2019odeur de ce qui pousse,<br \/>\nDes vergers quand il pleut un peu, de l\u2019herbe rousse\u00a0?<br \/>\nDe voir des bl\u00e9s, des bl\u00e9s, des \u00e9pis pleins de grain,<br \/>\nDe penser que cela pr\u00e9pare bien du pain\u00a0?\u2026<br \/>\nOh\u00a0! plus fort, on irait, au fourneau qui s\u2019allume,<br \/>\nChanter joyeusement en martelant l\u2019enclume,<br \/>\nSi l\u2019on \u00e9tait certain de pouvoir prendre un peu,<br \/>\n\u00c9tant homme, \u00e0 la fin\u00a0! de ce que donne Dieu\u00a0!<br \/>\n\u2014 Mais voil\u00e0, c\u2019est toujours la m\u00eame vieille histoire\u00a0!<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Mais je sais, maintenant\u00a0! Moi, je ne peux plus croire,<br \/>\nQuand j\u2019ai deux bonnes mains, mon front et mon marteau,<br \/>\nQu\u2019un homme vienne l\u00e0, dague sur le manteau,<br \/>\nEt me dise\u00a0: Mon gars, ensemence ma terre\u00a0;<br \/>\nQue l\u2019on arrive en cor, quand ce serait la guerre,<br \/>\nMe prendre mon gar\u00e7on comme cela, chez moi\u00a0!<br \/>\n\u2014 Moi, je serais un homme, et toi, tu serais roi,<br \/>\nTu me dirais\u00a0: Je veux\u00a0!\u2026 \u2014 Tu vois bien, c\u2019est stupide.<br \/>\nTu crois que j\u2019aime voir ta baraque splendide,<br \/>\nTes officiers dor\u00e9s, tes mille chenapans,<br \/>\nTes palsembleu b\u00e2tards tournant comme des paons\u00a0:<br \/>\nIls ont rempli ton nid de l\u2019odeur de nos filles<br \/>\nEt de petits billets pour nous mettre aux Bastilles,<br \/>\nEt nous dirons\u00a0: C\u2019est bien\u00a0: les pauvres \u00e0 genoux\u00a0!<br \/>\nNous dorerons ton Louvre en donnant nos gros sous\u00a0!<br \/>\nEt tu te so\u00fbleras, tu feras belle f\u00eate.<br \/>\n\u2014 Et ces Messieurs riront, les reins sur notre t\u00eate\u00a0!<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Non. Ces salet\u00e9s-l\u00e0 datent de nos papas\u00a0!<br \/>\nOh\u00a0! Le Peuple n\u2019est plus une putain. Trois pas<br \/>\nEt, tous, nous avons mis ta Bastille en poussi\u00e8re.<br \/>\nCette b\u00eate suait du sang \u00e0 chaque pierre<br \/>\nEt c\u2019\u00e9tait d\u00e9go\u00fbtant, la Bastille debout<br \/>\nAvec ses murs l\u00e9preux qui nous racontaient tout<br \/>\nEt, toujours, nous tenaient enferm\u00e9s dans leur ombre\u00a0!<br \/>\n\u2014 Citoyen\u00a0! citoyen\u00a0! c\u2019\u00e9tait le pass\u00e9 sombre<br \/>\nQui croulait, qui r\u00e2lait, quand nous pr\u00eemes la tour\u00a0!<br \/>\nNous avions quelque chose au c\u0153ur comme l\u2019amour.<br \/>\nNous avions embrass\u00e9 nos fils sur nos poitrines.<br \/>\nEt, comme des chevaux, en soufflant des narines<br \/>\nNous allions, fiers et forts, et \u00e7a nous battait l\u00e0\u2026<br \/>\nNous marchions au soleil, front haut, \u2014 comme cela \u2014,<br \/>\nDans Paris\u00a0! On venait devant nos vestes sales.<br \/>\nEnfin\u00a0! Nous nous sentions Hommes\u00a0! Nous \u00e9tions p\u00e2les,<br \/>\nSire, nous \u00e9tions so\u00fbls de terribles espoirs\u00a0:<br \/>\nEt quand nous f\u00fbmes l\u00e0, devant les donjons noirs,<br \/>\nAgitant nos clairons et nos feuilles de ch\u00eane,<br \/>\nLes piques \u00e0 la main\u00a0; nous n\u2019e\u00fbmes pas de haine,<br \/>\n\u2014 Nous nous sentions si forts, nous voulions \u00eatre doux\u00a0!<br \/>\n&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.<br \/>\n&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.<br \/>\nEt depuis ce jour-l\u00e0, nous sommes comme fous\u00a0!<br \/>\nLe tas des ouvriers a mont\u00e9 dans la rue,<br \/>\nEt ces maudits s\u2019en vont, foule toujours accrue<br \/>\nDe sombres revenants, aux portes des richards.<br \/>\nMoi, je cours avec eux assommer les mouchards\u00a0:<br \/>\nEt je vais dans Paris, noir, marteau sur l\u2019\u00e9paule,<br \/>\nFarouche, \u00e0 chaque coin balayant quelque dr\u00f4le,<br \/>\nEt, si tu me riais au nez, je te tuerais\u00a0!<br \/>\n\u2014 Puis, tu peux y compter, tu te feras des frais<br \/>\nAvec tes hommes noirs, qui prennent nos requ\u00eates<br \/>\nPour se les renvoyer comme sur des raquettes<br \/>\nEt, tout bas, les malins\u00a0! se disent\u00a0: \u00ab\u00a0Qu\u2019ils sont sots\u00a0!\u00a0\u00bb<br \/>\nPour mitonner des lois, coller de petits pots<br \/>\nPleins de jolis d\u00e9crets roses et de droguailles,<br \/>\nS\u2019amuser \u00e0 couper proprement quelques tailles,<br \/>\nPuis se boucher le nez quand nous marchons pr\u00e8s d\u2019eux,<br \/>\n\u2014 Nos doux repr\u00e9sentants qui nous trouvent crasseux\u00a0! \u2014<br \/>\nPour ne rien redouter, rien, que les ba\u00efonnettes\u2026,<br \/>\nC\u2019est tr\u00e8s bien. Foin de leur tabati\u00e8re \u00e0 sornettes\u00a0!<br \/>\nNous en avons assez, l\u00e0, de ces cerveaux plats<br \/>\nEt de ces ventres-dieux. Ah\u00a0! ce sont l\u00e0 les plats<br \/>\nQue tu nous sers, bourgeois, quand nous sommes f\u00e9roces,<br \/>\nQuand nous brisons d\u00e9j\u00e0 les sceptres et les crosses\u00a0!\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.<\/p>\n<p>Il le prend par le bras, arrache le velours<br \/>\nDes rideaux, et lui montre en bas les larges cours<br \/>\nO\u00f9 fourmille, o\u00f9 fourmille, o\u00f9 se l\u00e8ve la foule,<br \/>\nLa foule \u00e9pouvantable avec des bruits de houle,<br \/>\nHurlant comme une chienne, hurlant comme une mer,<br \/>\nAvec ses b\u00e2tons forts et ses piques de fer,<br \/>\nSes tambours, ses grands cris de halles et de bouges,<br \/>\nTas sombre de haillons saignant de bonnets rouges\u00a0:<br \/>\nL\u2019Homme, par la fen\u00eatre ouverte, montre tout<br \/>\nAu roi p\u00e2le et suant qui chancelle debout,<br \/>\nMalade \u00e0 regarder cela\u00a0!<br \/>\n\u00ab C\u2019est la Crapule,<br \/>\nSire. \u00c7a bave aux murs, \u00e7a monte, \u00e7a pullule\u00a0:<br \/>\n\u2014 Puisqu\u2019ils ne mangent pas, Sire, ce sont des gueux\u00a0!<br \/>\nJe suis un forgeron\u00a0: ma femme est avec eux.<br \/>\nFolle\u00a0! Elle croit trouver du pain aux Tuileries\u00a0!<br \/>\n\u2014 On ne veut pas de nous dans les boulangeries.<br \/>\nJ\u2019ai trois petits. Je suis crapule. \u2014 Je connais<br \/>\nDes vieilles qui s\u2019en vont pleurant sous leurs bonnets<br \/>\nParce qu\u2019on leur a pris leur gar\u00e7on ou leur fille\u00a0:<br \/>\nC\u2019est la crapule. \u2014 Un homme \u00e9tait \u00e0 la Bastille,<br \/>\nUn autre \u00e9tait for\u00e7at\u00a0: et tous deux, citoyens<br \/>\nHonn\u00eates. Lib\u00e9r\u00e9s, ils sont comme des chiens\u00a0:<br \/>\nOn les insulte\u00a0! Alors, ils ont l\u00e0 quelque chose<br \/>\nQui leur fait mal, allez\u00a0! C\u2019est terrible, et c\u2019est cause<br \/>\nQue se sentant bris\u00e9s, que, se sentant damn\u00e9s,<br \/>\nIls sont l\u00e0, maintenant, hurlant sous votre nez\u00a0!<br \/>\nCrapule. \u2014 L\u00e0-dedans sont des filles, inf\u00e2mes<br \/>\nParce que, \u2014 vous saviez que c\u2019est faible, les femmes, \u2014<br \/>\nMesseigneurs de la cour, \u2014 que \u00e7a veut toujours bien, \u2014<br \/>\nVous leur avez crach\u00e9 sur l\u2019\u00e2me, comme rien !<br \/>\nVos belles, aujourd\u2019hui, sont l\u00e0. C\u2019est la crapule.<br \/>\n&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.<br \/>\n\u00ab\u00a0Oh\u00a0! tous les Malheureux, tous ceux dont le dos br\u00fble<br \/>\nSous le soleil f\u00e9roce, et qui vont, et qui vont,<br \/>\nQui dans ce travail-l\u00e0 sentent crever leur front\u2026<br \/>\nChapeau bas, mes bourgeois\u00a0! Oh\u00a0! ceux-l\u00e0, sont les Hommes\u00a0!<br \/>\nNous sommes Ouvriers, Sire\u00a0! Ouvriers\u00a0! Nous sommes<br \/>\nPour les grands temps nouveaux o\u00f9 l\u2019on voudra savoir,<br \/>\nO\u00f9 l\u2019Homme forgera du matin jusqu\u2019au soir,<br \/>\nChasseur des grands effets, chasseur des grandes causes,<br \/>\nO\u00f9, lentement vainqueur, il domptera les choses<br \/>\nEt montera sur Tout, comme sur un cheval\u00a0!<br \/>\nOh\u00a0! splendides lueurs des forges\u00a0! Plus de mal,<br \/>\nPlus\u00a0! \u2014 Ce qu\u2019on ne sait pas, c\u2019est peut-\u00eatre terrible\u00a0:<br \/>\nNous saurons\u00a0! \u2014 Nos marteaux en main, passons au crible<br \/>\nTout ce que nous savons\u00a0: puis, Fr\u00e8res, en avant\u00a0!<br \/>\nNous faisons quelquefois ce grand r\u00eave \u00e9mouvant<br \/>\nDe vivre simplement, ardemment, sans rien dire<br \/>\nDe mauvais, travaillant sous l\u2019auguste sourire<br \/>\nD\u2019une femme qu\u2019on aime avec un noble amour\u00a0:<br \/>\nEt l\u2019on travaillerait fi\u00e8rement tout le jour,<br \/>\n\u00c9coutant le devoir comme un clairon qui sonne\u00a0:<br \/>\nEt l\u2019on se sentirait tr\u00e8s heureux\u00a0; et personne.<br \/>\nOh\u00a0! personne, surtout, ne vous ferait ployer\u00a0!<br \/>\nOn aurait un fusil au-dessus du foyer\u2026<br \/>\n&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.<br \/>\n\u00ab\u00a0Oh\u00a0! mais l\u2019air est tout plein d\u2019une odeur de bataille\u00a0!<br \/>\nQue te disais-je donc\u00a0? Je suis de la canaille\u00a0!<br \/>\nIl reste des mouchards et des accapareurs.<br \/>\nNous sommes libres, nous\u00a0! Nous avons des terreurs<br \/>\nO\u00f9 nous nous sentons grands, oh\u00a0! si grands\u00a0! Tout \u00e0 l\u2019heure<br \/>\nJe parlais de devoir calme, d\u2019une demeure\u2026<br \/>\nRegarde donc le ciel\u00a0! \u2014 C\u2019est trop petit pour nous,<br \/>\nNous cr\u00e8verions de chaud, nous serions \u00e0 genoux\u00a0!<br \/>\nRegarde donc le ciel\u00a0! \u2014 Je rentre dans la foule,<br \/>\nDans la grande canaille effroyable, qui roule,<br \/>\nSire, tes vieux canons sur les sales pav\u00e9s\u00a0:<br \/>\n\u2014 Oh\u00a0! quand nous serons morts, nous les aurons lav\u00e9s<br \/>\n\u2014 Et si, devant nos cris, devant notre vengeance,<br \/>\nLes pattes des vieux rois mordor\u00e9s, sur la France<br \/>\nPoussent leurs r\u00e9giments en habits de gala,<br \/>\nEh bien, n\u2019est-ce pas, vous tous\u00a0? \u2014 Merde \u00e0 ces chiens-l\u00e0\u00a0!\u00a0\u00bb<br \/>\n&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;.<br \/>\n\u2014 Il reprit son marteau sur l\u2019\u00e9paule.<br \/>\nLa foule<br \/>\nPr\u00e8s de cet homme-l\u00e0 se sentait l\u2019\u00e2me so\u00fble,<br \/>\nEt, dans la grande cour, dans les appartements,<br \/>\nO\u00f9 Paris haletait avec des hurlements,<br \/>\nUn frisson secoua l\u2019immense populace.<br \/>\nAlors, de sa main large et superbe de crasse,<br \/>\nBien que le roi ventru su\u00e2t, le Forgeron,<br \/>\nTerrible, lui jeta le bonnet rouge au front\u00a0!<\/p>\n","protected":false},"parent":0,"template":"","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"default","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"default","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"set","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center 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