{"id":12664,"date":"2025-05-08T16:57:29","date_gmt":"2025-05-08T14:57:29","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/?post_type=poemes&#038;p=12664"},"modified":"2025-05-08T16:57:29","modified_gmt":"2025-05-08T14:57:29","slug":"la-sauvage","status":"publish","type":"poemes","link":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/la-sauvage\/","title":{"rendered":"La sauvage"},"content":{"rendered":"<p>I<\/p>\n<p>Solitudes que Dieu fit pour le Nouveau Monde,<br \/>\nFor\u00eats, vierges encor, dont la vo\u00fbte profonde<br \/>\nA d\u2019\u00e9ternelles nuits que les br\u00fblants soleils<br \/>\nN\u2019\u00e9clairent qu\u2019en tremblant par deux rayons vermeils<br \/>\n(Car le couchant peut seul et seule peut l\u2019aurore<br \/>\nGlisser obliquement aux pieds du sycomore),<br \/>\nPour qui, dans l\u2019abandon, soupirent vos cypr\u00e8s ?<br \/>\nPour qui sont \u00e9paissis ces joncs luisants et frais ?<br \/>\nQuels pas attendez-vous pour fouler vos prairies ?<br \/>\nDe quels peuples \u00e9teints \u00e9tiez-vous les patries ?<br \/>\nLes pieds de vos grands pins, si jeunes et si forts,<br \/>\nSont-ils entrelac\u00e9s sur la t\u00eate des morts ?<br \/>\nEt vos g\u00e9missements sortent-ils de ces urnes<br \/>\nQue trouve l\u2019Indien sous ses pas taciturnes ?<br \/>\nEt ces bruits du d\u00e9sert, dans la plaine entendus,<br \/>\nEst-ce un soupir dernier des royaumes perdus ?<br \/>\nVotre nuit est bien sombre et le vent seul murmure.<br \/>\nUne peur inconnue accable la nature.<br \/>\nLes oiseaux sont cach\u00e9s dans le creux des pins noirs,<br \/>\nEt tous les animaux ferment leurs reposoirs<br \/>\nSous l\u2019\u00e9corce, ou la mousse, ou parmi les racines,<br \/>\nOu dans le creux profond des vieux troncs en ruines.<br \/>\n\u2014 L\u2019orage sonne au loin, le bois va se courber,<br \/>\nDe larges gouttes d\u2019eau commencent \u00e0 tomber ;<br \/>\nLe combat se pr\u00e9pare et l\u2019immense ravage<br \/>\nEntre la nue ardente et la for\u00eat sauvage.<\/p>\n<p>II<\/p>\n<p>\u2014 Qui donc cherche sa route en ces bois t\u00e9n\u00e9breux ?<br \/>\nUne pauvre Indienne au visage fi\u00e9vreux,<br \/>\nP\u00e2le et portant au sein un faible enfant qui pleure ;<br \/>\nSur un sapin tomb\u00e9, pont tremblant qu\u2019elle effleure,<br \/>\nElle passe, et sa main tient sur l\u2019\u00e9paule un poids<br \/>\nQu\u2019elle baise ; autre enfant pendu comme un carquois.<br \/>\nMalgr\u00e9 sa volont\u00e9, sa jeunesse et sa force,<br \/>\nElle frissonne encor sous le pagne d\u2019\u00e9corce<br \/>\nEt tient sur ses deux fils la laine aux plis \u00e9pais,<br \/>\nSa tunique et son lit dans la guerre et la paix.<br \/>\n\u2014 Apr\u00e8s avoir longtemps examin\u00e9 les herbes<br \/>\nEt la trace des pieds sur leurs \u00e9paisses gerbes<br \/>\nOu sur le sable fin des ruisseaux abondants,<br \/>\nElle s\u2019arr\u00eate et cherche avec des yeux ardents<br \/>\nQuel chemin a suivi dans les feuilles froiss\u00e9es<br \/>\nL\u2019homme de la Peau-Rouge aux guerres insens\u00e9es.<br \/>\nComme la lice errante, affam\u00e9e et chassant,<br \/>\nElle flaire l\u2019odeur du sauvage passant,<br \/>\nIndien, ennemi de sa race indienne,<br \/>\nEt de qui la famille a massacr\u00e9 la sienne.<br \/>\nElle \u00e9coute, regarde et respire \u00e0 la fois<br \/>\nLa marche des Hurons sur les feuilles des bois ;<br \/>\nUn cri lointain l\u2019effraye, et dans la for\u00eat verte<br \/>\nElle s\u2019enfonce enfin par une route ouverte.<br \/>\nElle sait que les blancs, par le fer et le feu,<br \/>\nOnt trou\u00e9 ces grands bois sem\u00e9s des mains de Dieu,<br \/>\nEt, promenant au loin la flamme qui calcine,<br \/>\nPour labourer la terre ont br\u00fbl\u00e9 la racine,<br \/>\nL\u2019arbre et les joncs touffus que le fleuve arrosait.<br \/>\nCes Anglais qu\u2019autrefois sa tribu m\u00e9prisait<br \/>\nSont ma\u00eetres sur sa terre, et l\u2019Osage indocile<br \/>\nVa chercher leur foyer pour demander asile.<\/p>\n<p>III<\/p>\n<p>Elle entre en une all\u00e9e o\u00f9 d\u2019abord elle voit<br \/>\nLa barri\u00e8re d\u2019un parc. \u2014 Un chemin large et droit<br \/>\nConduit \u00e0 la maison de forme britannique,<br \/>\nO\u00f9 le bois est clou\u00e9 dans les angles de brique<br \/>\nO\u00f9 le toit invisible entre un double rempart<br \/>\nS\u2019enfonce, o\u00f9 le charbon fume de toute part,<br \/>\nO\u00f9 tout est clos et sain, o\u00f9 vient blanche et luisante<br \/>\nS\u2019unir \u00e0 l\u2019ordre froid la propret\u00e9 d\u00e9cente.<br \/>\nFerm\u00e9e \u00e0 l\u2019ennemi, la maison s\u2019ouvre au jour,<br \/>\nL\u00e9g\u00e8re comme un kiosk, forte comme une tour.<br \/>\nLe chien de Terre-Neuve y hurle pr\u00e8s des portes,<br \/>\nEt des blonds serviteurs les agiles cohortes<br \/>\nS\u2019empressent en silence aux travaux familiers,<br \/>\nEt, les plateaux en main, montent les escaliers.<br \/>\nDeux filles de six ans aux l\u00e8vres ing\u00e9nues<br \/>\nAttachaient des rubans sur leurs \u00e9paules nues ;<br \/>\nMais, voyant l\u2019Indienne, elles courent ; leur main<br \/>\nL\u2019appelle et l\u2019introduit par le large chemin<br \/>\nDont elles ont ouvert, \u00e0 deux bras, la barri\u00e8re ;<br \/>\nEt caressant d\u00e9j\u00e0 la p\u00e2le aventuri\u00e8re :<br \/>\n\u00ab As-tu de beaux colliers d\u2019azal\u00e9a pour nous ?<br \/>\n\u00ab Ces mocassins musqu\u00e9s, si jolis et si doux,<br \/>\n\u00ab Que ma m\u00e8re \u00e0 ses pieds ne veut d\u2019autre chaussure ?<br \/>\n\u00ab Et les peaux de castor, les a-t-on sans morsure ?<br \/>\n\u00ab Vends-tu le lait des noix et la sagamit\u00e9 ?<br \/>\n\u00ab Le pain anglais n\u2019a pas tant de suavit\u00e9.<br \/>\n\u00ab C\u2019est No\u00ebl, aujourd\u2019hui, No\u00ebl est notre f\u00eate,<br \/>\n\u00ab \u00c0 nous, enfants ; vois-tu ? la Bible est d\u00e9j\u00e0 pr\u00eate ;<br \/>\n\u00ab Devant l\u2019orgue ma m\u00e8re et nos s\u0153urs vont s\u2019asseoir,<br \/>\n\u00ab Mon fr\u00e8re est sur la porte et mon p\u00e8re au parloir. \u00bb<br \/>\nL\u2019Indienne aux grands yeux leur sourit sans r\u00e9pondre,<br \/>\nRegarde tristement cette maison de Londre<br \/>\nQue le vent malfaiteur apporta dans ses bois,<br \/>\nAu lieu d\u2019y balancer le hamac d\u2019autrefois.<br \/>\nMais elle entre \u00e0 grands pas, de cet air calme et grave<br \/>\nPr\u00e8s duquel tout regard est un regard d\u2019esclave.<\/p>\n<p>Le parloir est ouvert, un pupitre au milieu ;<br \/>\nLe P\u00e8re y lit la Bible \u00e0 tous les gens du lieu.<br \/>\nSa femme et ses enfants sont debout et l\u2019\u00e9coutent,<br \/>\nEt des chasseurs de daims, que les Hurons redoutent,<br \/>\nD\u00e9fricheurs de for\u00eat et tueurs de bison,<br \/>\nValets et laboureurs, composent la maison.<\/p>\n<p>Le Ma\u00eetre est jeune et blond, v\u00eatu de noir, s\u00e9v\u00e8re<br \/>\nD\u2019aspect et d\u2019un maintien qui veut qu\u2019on le r\u00e9v\u00e8re.<br \/>\nL\u2019Anglais-Am\u00e9ricain, nomade et protestant,<br \/>\nPontife en sa maison y porte, en l\u2019habitant,<br \/>\nUn seul livre et partout o\u00f9, pour l\u2019heure, il r\u00e9side,<br \/>\nDe toute question sa papaut\u00e9 d\u00e9cide ;<br \/>\nSa famille est croyante et, sans autel, il sert,<br \/>\nPr\u00eatre et p\u00e8re \u00e0 la fois, son Dieu dans un d\u00e9sert.<\/p>\n<p>Celui qui r\u00e8gne ici d\u2019une fa\u00e7on hautaine<br \/>\nN\u2019a point voulu parer sa maison puritaine ;<br \/>\nMais l\u2019\u0153il trouve un miroir sur les aciers brunis,<br \/>\nLa main se r\u00e9fl\u00e9chit sur les meubles vernis ;<br \/>\nNul tableau sur les murs ne fait briller l\u2019image<br \/>\nD\u2019un pays merveilleux, d\u2019un grand homme ou d\u2019un sage ;<br \/>\nMais, sous un cristal pur, orn\u00e9 d\u2019un noir feston,<br \/>\nUn billet en dix mots qu\u2019\u00e9crivit Washington.<br \/>\nQuelques livres rang\u00e9s, dont le premier, Shakspeare<br \/>\n(Car des deux bords anglais ses deux pieds ont l\u2019empire),<br \/>\nAttendent dans un angle, \u00e0 leur taille ajust\u00e9,<br \/>\nLes lectures du soir et les heures du th\u00e9.<br \/>\nTout est pr\u00eat et rang\u00e9 dans sa juste mesure,<br \/>\nEt la ma\u00eetresse, assise au coin d\u2019une embrasure,<br \/>\nD\u2019un sourire ang\u00e9lique et d\u2019un doigt gracieux<br \/>\nFait signe \u00e0 ses enfants de baisser leurs beaux yeux.<\/p>\n<p>IV<\/p>\n<p>\u2014 La sauvage Indienne au milieu d\u2019eux s\u2019avance :<br \/>\n\u00ab Salut, ma\u00eetre. Moi, femme, et seule en ta pr\u00e9sence,<br \/>\nJe te viens demander asile en ta maison.<br \/>\nNourris mes deux enfants ; tiens-moi dans ta prison,<br \/>\nEsclave de tes fils et de tes filles blanches,<br \/>\nCar ma tribu n\u2019est plus, et ses derni\u00e8res branches<br \/>\nSont mortes. Les Hurons, cette nuit, ont scalp\u00e9<br \/>\nMes fr\u00e8res ; mon mari ne s\u2019est point \u00e9chapp\u00e9.<br \/>\nNos hameaux sont br\u00fbl\u00e9s comme aussi la prairie.<br \/>\nJ\u2019ai sauv\u00e9 mes deux fils \u00e0 travers la tuerie ;<br \/>\nJe n\u2019ai plus de hamac, je n\u2019ai plus de ma\u00efs,<br \/>\nJe n\u2019ai plus de parents, je n\u2019ai plus de pays. \u00bb<br \/>\n\u2014 Elle dit sans pleurer et sur le seuil se pose,<br \/>\nSans que sa ferme voix ajoute aucune chose.<\/p>\n<p>Le Ma\u00eetre, d\u2019un regard intelligent, humain,<br \/>\nInterroge sa femme en lui serrant la main.<br \/>\n\u00ab Ma s\u0153ur, dit-il ensuite, entre dans ma famille ;<br \/>\nTes p\u00e8res ne sont plus ; que leur derni\u00e8re fille<br \/>\nSoit sous mon toit solide accueillie, et chez moi<br \/>\nTes enfants grandiront innocents comme toi.<br \/>\nIls apprendront de nous, travailleurs, que la terre<br \/>\nEst sacr\u00e9e et conf\u00e8re un droit h\u00e9r\u00e9ditaire<br \/>\n\u00c0 celui qui la sert de son bras endurci.<br \/>\nCa\u00efn le laboureur a sa revanche ici,<br \/>\nEt le chasseur Abel va, dans ses for\u00eats vides,<br \/>\nVoir errer et mourir ses familles livides,<br \/>\nComme des loups perdus qui se mordent entre eux,<br \/>\nAveugl\u00e9s par la rage, affam\u00e9s, malheureux,<br \/>\nSauvages animaux sans but, sans loi, sans \u00e2me,<br \/>\nPour avoir d\u00e9daign\u00e9 le Travail et la Femme.<\/p>\n<p>\u00ab Hommes \u00e0 la peau rouge ! Enfants, qu\u2019avez-vous fait ?<br \/>\nDans l\u2019air d\u2019une maison votre c\u0153ur \u00e9touffait,<br \/>\nVous ha\u00efssiez la paix, l\u2019ordre et les lois civiles<br \/>\nEt la sainte union des peuples dans les villes,<br \/>\nEt vous voil\u00e0 cern\u00e9s dans l\u2019anneau grandissant.<br \/>\nC\u2019est la loi qui, sur vous, s\u2019avance en vous pressant.<br \/>\nLa loi d\u2019Europe est lourde, impassible et robuste ;<br \/>\nMais son cercle est divin, car au centre est le Juste.<br \/>\nSur les deux bords des mers vois-tu de tout c\u00f4t\u00e9<br \/>\nS\u2019\u00e9tablir lentement cette grave beaut\u00e9 ?<br \/>\nPrudente f\u00e9e, elle a, dans sa marche cyclique,<br \/>\nSur chacun de ses pas mis une r\u00e9publique.<br \/>\nElle dit, en fondant chaque neuve cit\u00e9 :<br \/>\n\u00ab Vous m\u2019appelez la Loi, je suis la Libert\u00e9. \u00bb<br \/>\nSur le haut des grands monts, sur toutes les collines,<br \/>\nDe la Louisiane aux deux s\u0153urs Carolines.<br \/>\nL\u2019\u0153il de l\u2019Europ\u00e9en qui l\u2019aime et la conna\u00eet<br \/>\nSait voir planer de loin sa pique et son bonnet,<br \/>\nSon bonnet phrygien, cette pourpre o\u00f9 s\u2019attache,<br \/>\nPour abattre les bois, une puissante hache.<br \/>\nMoi, simple pionnier, au nom de la raison<br \/>\nJ\u2019ai plant\u00e9 cette pique au seuil de ma maison,<br \/>\nEt j\u2019ai, tout au milieu des for\u00eats inconnues,<br \/>\nAvec ce fer de hache ouvert des avenues ;<br \/>\nMes fils, puis, apr\u00e8s eux, leurs fils et leurs neveux<br \/>\nFaucheront, tout le reste avec leurs bras nerveux,<br \/>\nEt la terre o\u00f9 je suis doit \u00eatre aussi leur terre,<br \/>\nCar de la sainte Loi tel est le caract\u00e8re<br \/>\nQu\u2019elle a de la Nature interpr\u00e9t\u00e9 les cris.<br \/>\nTourne sur tes enfants tes grands yeux attendris,<br \/>\nMa s\u0153ur, et sur ton sein. \u2014 Cherche bien si la vie<br \/>\nY coule pour toi seule. \u2014 Es-tu donc assouvie<br \/>\nQuand brille la sant\u00e9 sur ton front triomphant ?<br \/>\n\u2014 Que dit le sein f\u00e9cond de la m\u00e8re \u00e0 l\u2019enfant ?<br \/>\nQue disent, en tombant des veines azur\u00e9es,<br \/>\nQue disent en courant les gouttes \u00e9pur\u00e9es ?<br \/>\nQue dit le c\u0153ur qui bat et les pousse \u00e0 grands flots ?<br \/>\n\u2014 Ah ! le sein et le c\u0153ur, dans leurs divins sanglots<br \/>\nO\u00f9 les soupirs d\u2019amour aux douleurs se confondent.<br \/>\nAux morsures d\u2019enfant le c\u0153ur, le sein r\u00e9pondent :<br \/>\n\u00ab \u00c0 toi mon \u00e2me, \u00e0 toi ma vie, \u00e0 toi mon sang<br \/>\n\u00ab Qui du c\u0153ur de ma m\u00e8re au fond du tien descend,<br \/>\n\u00ab Et n\u2019a pass\u00e9 par moi, par mes chastes mamelles,<br \/>\n\u00ab Qu\u2019issu du philtre pur des sources maternelles ;<br \/>\n\u00ab Que tout ce qui fut mien soit tien, ainsi que lui ! \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Oui ! \u00bb dit la blonde Anglaise en l\u2019interrompant. \u2014 Oui ! \u00bb<br \/>\nR\u00e9p\u00e9ta l\u2019Indienne en offrant le breuvage<br \/>\nDe son sein nud et brun \u00e0 son enfant sauvage,<br \/>\nTandis que l\u2019autre fils lui tendait les deux bras.<\/p>\n<p>\u00ab \u2014 Sois donc notre convive, avec nous tu vivras,<br \/>\nPoursuivit le jeune homme, et peut-\u00eatre, chr\u00e9tienne<br \/>\nUn jour, ma forte loi, femme, sera la tienne,<br \/>\nEt tu c\u00e9l\u00e9breras avec nous, tes amis,<br \/>\nLa f\u00eate de No\u00ebl au foyer de tes fils. \u00bb<\/p>\n<p>1843.<\/p>\n","protected":false},"parent":0,"template":"","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"default","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"default","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"set","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center 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