{"id":12628,"date":"2025-05-08T16:03:49","date_gmt":"2025-05-08T14:03:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/?post_type=poemes&#038;p=12628"},"modified":"2025-05-08T16:06:44","modified_gmt":"2025-05-08T14:06:44","slug":"chant-premier-lautel","status":"publish","type":"poemes","link":"https:\/\/www.rimes.fr\/blog\/poemes\/chant-premier-lautel\/","title":{"rendered":"Chant premier, L\u2019Autel"},"content":{"rendered":"<p>Le t\u00e9orbe et le luth fils de l\u2019antique lyre,<br \/>\nNe font plus palpiter l\u2019Archipel en d\u00e9lire ;<br \/>\nSon flot, triste et r\u00eaveur, lui seul \u00e9meut les airs,<br \/>\nEt la blanche Cyclade a fini ses concerts.<br \/>\nOn n\u2019entend plus le soir les vierges de Mor\u00e9e,<br \/>\nSur le fr\u00eale ca\u00efque \u00e0 la poupe dor\u00e9e,<br \/>\nUnir en double ch\u0153ur des sons m\u00e9lodieux.<br \/>\nElles savaient chanter, non les profanes dieux,<br \/>\nApollon, ou Latone \u00e0 D\u00e9los enferm\u00e9e,<br \/>\nMinerve aux yeux d\u2019azur, Flore, ou V\u00e9nus arm\u00e9e,<br \/>\nAlli\u00e9s de la Gr\u00e8ce et de la libert\u00e9,<br \/>\nMais la Vierge et son fils entre ses bras port\u00e9,<br \/>\nQui calment la temp\u00eate, et donnent du courage<br \/>\n\u00c0 ceux que les m\u00e9chants tiennent en esclavage :<br \/>\nAinsi l\u2019hymne nocturne \u00e0 l\u2019\u00e9toile des mers<br \/>\nCouronnait de repos le soir des jours amers.<br \/>\nSit\u00f4t que de Zea, de Corinthe et d\u2019Alcime,<br \/>\nLa lune large et blanche avait touch\u00e9 la cime,<br \/>\nEt douce aux yeux mortels, de ce ciel ti\u00e8de et pur<br \/>\nComme une lampe p\u00e2le illuminait l\u2019azur ;<br \/>\nIl s\u2019\u00e9levait souvent une brise embaum\u00e9e,<br \/>\nQui, telle qu\u2019un soupir de l\u2019onde ranim\u00e9e,<br \/>\nAux rives de chaque \u00eele apportait \u00e0 la fois<br \/>\nEt l\u2019encens de ses s\u0153urs et leurs lointaines voix.<br \/>\nTout s\u2019\u00e9veillait alors : on e\u00fbt dit que la Gr\u00e8ce<br \/>\nVenait de retrouver son antique all\u00e9gresse,<br \/>\nMais que la belle esclave, inqui\u00e8te du bruit,<br \/>\nN\u2019osait plus confier ses f\u00eates qu\u2019\u00e0 la nuit.<br \/>\nLes barques abordaient en des rades secr\u00e8tes,<br \/>\nPuis, des vallons fleuris choisissant les retraites,<br \/>\nDes danseurs, agitant le triangle d\u2019airain,<br \/>\nOubliaient le sommeil au son du tambourin,<br \/>\nOubliaient l\u2019esclavage aupr\u00e8s de leurs ma\u00eetresses<br \/>\nQui de leurs cheveux blonds nouaient les longues tresses<br \/>\nAvec le laurier rose, et de moelleux filets,<br \/>\nEt des m\u00e9dailles d\u2019or, et de saints chapelets.<br \/>\nOn voyait, dans leurs jeux, Ariane abus\u00e9e,<br \/>\nConduire en des d\u00e9tours quelque jeune Th\u00e9s\u00e9e,<br \/>\nUn Grec, ainsi que l\u2019autre, en ce joyeux moment,<br \/>\nTendre, et bient\u00f4t peut-\u00eatre aussi perfide amant.<\/p>\n<p>Ainsi de l\u2019Archipel souriait l\u2019esclavage ;<br \/>\nTel sous un p\u00e2le front que la fi\u00e8vre ravage,<br \/>\nD\u2019une Vierge qui meurt, l\u2019amour vient ranimer<br \/>\nLes l\u00e8vres que bient\u00f4t la mort doit refermer.<br \/>\nMais depuis peu de jours, loin des f\u00eates nocturnes,<br \/>\nOn a vu s\u2019\u00e9carter, graves et taciturnes,<br \/>\nSous les verts oliviers qui ceignent les vallons,<br \/>\nDes Grecs dont les discours \u00e9taient secrets et longs.<br \/>\nIls regrettaient, dit-on, la libert\u00e9 ch\u00e9rie,<br \/>\nCar on surprit souvent le mot seul de patrie<br \/>\nSortir avec \u00e9clat du sein de leurs propos,<br \/>\nComme un beau son, des nuits enchante le repos.<br \/>\nOn a dit que surtout un de ces jeunes hommes,<br \/>\nVoyageant d\u2019\u00eele en \u00eele, allait voir sous les chaumes,<br \/>\nDans les antres des monts, sous l\u2019abri des vieux bois,<br \/>\nQuels Grecs il trouverait \u00e0 ranger sous ses lois :<br \/>\nLeur faisait entrevoir une nouvelle vie<br \/>\nLibre et fi\u00e8re ; il parlait d\u2019Ath\u00e8nes asservie,<br \/>\nD\u2019Ath\u00e8nes, son berceau, qu\u2019il voulait secourir.<br \/>\nQu\u2019il y fut fianc\u00e9, qu\u2019il y voulait mourir ;<br \/>\nQu\u2019il fallait y tra\u00eener tout, la faiblesse et l\u2019\u00e2ge,<br \/>\nArmer leurs bras chr\u00e9tiens du glaive de P\u00e9lage,<br \/>\nEt faisant un faisceau des haines de leurs c\u0153urs,<br \/>\nAux yeux des nations ressusciter vainqueurs.<\/p>\n<p>\u00c9coutez, \u00e9coutez, cette cloche isol\u00e9e,<br \/>\nElle tinte au sommet de Scio d\u00e9sol\u00e9e ;<br \/>\n\u00c0 ses bourdonnemens, pleins d\u2019un sombre transport,<br \/>\nDes montagnards arm\u00e9s descendent vers le port,<br \/>\nCar les vents sont lev\u00e9s enfin pour la vengeance,<br \/>\nEt la nuit, avec eux, monte d\u2019intelligence.<br \/>\nL\u2019\u00e9carlate des Grecs sur leur front s\u2019arrondit.<br \/>\nTels, quand la sainte messe \u00e0 nos autels se dit,<br \/>\nTous les enfants du ch\u0153ur, d\u2019une pourpre innocente<br \/>\nOnt coutume d\u2019orner leur t\u00eate adolescente.<br \/>\nMais \u00e0 des fronts guerriers ce signe est attach\u00e9 :<br \/>\nLequel osera fuir ou demeurer cach\u00e9 ?<br \/>\nUne cire enflamm\u00e9e en leurs mains brille et fume ;<br \/>\nComme d\u2019un incendie au loin l\u2019air s\u2019en allume ;<br \/>\nLe sable de la mer montre son flanc dor\u00e9,<br \/>\nEt sur le haut des monts le c\u00e8dre est \u00e9clair\u00e9,<br \/>\nLe flot rougit lui-m\u00eame, et ses glissantes lames,<br \/>\nOnt r\u00e9p\u00e9t\u00e9 de l\u2019\u00eele et balanc\u00e9 les flammes.<br \/>\nLa foule est sur les bords, son espoir curieux<br \/>\nSur la vague agit\u00e9e en vain jetait les yeux,<br \/>\nQuand, sous un souffle ami, poursuivant son vol sombre,<br \/>\nUn navire insurg\u00e9 tout \u00e0 coup sort de l\u2019ombre.<br \/>\nUn \u00e9tendard de sang claque \u00e0 ses l\u00e9gers m\u00e2ts,<br \/>\nD\u2019armes et de guerriers un \u00e9clatant amas<br \/>\nSurchargent ses trois ponts ; l\u2019airain qu\u2019emplit la poudre<br \/>\nPar les sabords b\u00e9ants fait retentir sa foudre.<br \/>\nDes cris l\u2019ont accueilli, des cris ont r\u00e9pondu ;<br \/>\nDe Riga, massacr\u00e9, l\u2019hymne s\u2019est entendu,<br \/>\nEt le tocsin h\u00e2tif, d\u2019une corde rebelle,<br \/>\nSonne la libert\u00e9 du haut de la chapelle ;<br \/>\nOn s\u2019assemble, on s\u2019excite, on s\u2019arme, on est arm\u00e9,<br \/>\nEt des rocs, \u00e0 ce bruit, l\u2019aigle part alarm\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Mais avant de quitter vos antiques murailles<br \/>\n\u00ab Il convient de prier l\u2019arbitre des batailles, \u00bb<br \/>\nDisaient les Caloyers. \u00ab Dieu, qui tient dans ses mains<br \/>\n\u00ab Les peuples, pourra seul \u00e9clairer nos chemins<br \/>\n\u00ab Et si dans ce grand jour sa faveur nous pardonne,<br \/>\n\u00ab De Mo\u00efse \u00e0 nos pas rallumer la colonne. \u00bb<br \/>\nIls parlaient, et leur voix, par de sages propos<br \/>\nDans cette foule \u00e9mue amena le repos.<br \/>\nL\u2019un s\u2019arrache des bras de son \u00e9pouse en larmes,<br \/>\nL\u2019autre a quitt\u00e9 les soins du d\u00e9part et des armes,<br \/>\nLes cris retentissans, le bruit sourd des adieux<br \/>\nS\u2019\u00e9teignent et font place au silence pieux ;<br \/>\nCelui de qui les pieds ont d\u00e9j\u00e0 fui la rive<br \/>\nRevenu lentement, pr\u00e8s de l\u2019autel arrive ;<br \/>\nL\u2019agile matelot aux voiles suspendu<br \/>\nS\u2019arr\u00eate, et son regard est vers l\u2019\u00eele tendu.<br \/>\nTous ont pour la pri\u00e8re une oreille docile,<br \/>\nEt de quelques vieillards c\u2019\u00e9tait l\u2019\u0153uvre facile.<br \/>\nTels, lorsque apr\u00e8s neuf ans d\u2019inutiles assauts<br \/>\nImpatiens d\u2019Argos, couraient \u00e0 leurs vaisseaux,<br \/>\nLes Grecs, des traits d\u2019un dieu redoutant le supplice,<br \/>\nOn vit le vieux Nestor et le prudent Ulysse<br \/>\nDu sceptre et du langage unissant le pouvoir,<br \/>\nLes rattacher soumis au saint joug du devoir.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait sur le d\u00e9bris d\u2019un vieux autel d\u2019Hom\u00e8re<br \/>\nO\u00f9 depuis trois mille ans se brise l\u2019onde am\u00e8re,<br \/>\nQu\u2019un moine, par des Turcs chass\u00e9 du saint couvent,<br \/>\nOffrait, au nom des Grecs, l\u2019hostie au Dieu vivant.<br \/>\nD\u00e9sertant de l\u2019Athos les cimes profan\u00e9es,<br \/>\nEt courb\u00e9 sous le poids de ses blanches ann\u00e9es,<br \/>\nR\u00e9voltant l\u2019\u00eele, au jour par ses desseins marqu\u00e9,<br \/>\nIl avait reparu tel qu\u2019un si\u00e8cle \u00e9voqu\u00e9 ;<br \/>\nLes peuples l\u2019\u00e9coutaient comme un antique oracle,<br \/>\nDe son centi\u00e8me hiver admirant le miracle,<br \/>\nIls le croyaient b\u00e9ni parmi tous les humains,<br \/>\nDeux pr\u00eatres inclin\u00e9s soutenaient ses deux mains,<br \/>\nEt sa barbe tombante en long fleuve d\u2019ivoire<br \/>\nDe sa robe, en parlant, frappait la bure noire.<br \/>\n\u00ab Le voici, votre Dieu, Dieu qui vous a sauv\u00e9s, \u00bb<br \/>\nS\u2019\u00e9criait en pleurant et les bras \u00e9lev\u00e9s<br \/>\nLe Patriarche saint : \u00ab Il descend, tout s\u2019efface :<br \/>\n\u00ab Ses ennemis troubl\u00e9s fuiront devant sa face,<br \/>\n\u00ab Vous les chasserez tous, comme l\u2019effort du vent<br \/>\n\u00ab Chasse la fr\u00eale paille et le sable mouvant,<br \/>\n\u00ab Leurs os, jet\u00e9s aux mers, quitteront nos campagnes,<br \/>\n\u00ab Et l\u2019ombre du Seigneur couvrira nos montagnes.<br \/>\n\u00ab Le sang Grec r\u00e9pandu, les sueurs de nos fronts,<br \/>\n\u00ab Les soupirs qu\u2019ont pouss\u00e9s quatre si\u00e8cles d\u2019affronts,<br \/>\n\u00ab De la sainte vengeance ont form\u00e9 le nuage ;<br \/>\n\u00ab Et le souffle de Dieu conduira cet orage.<br \/>\n\u00ab Qu\u2019il ne d\u00e9tourne pas son \u0153il saint et puissant<br \/>\n\u00ab Quand nos pieds irrit\u00e9s marcheront dans le sang ;<br \/>\n\u00ab H\u00e9las ! s\u2019il e\u00fbt permis qu\u2019un prince ou qu\u2019une reine<br \/>\n\u00ab Rallumant Constantin ou notre grande Ir\u00e8ne,<br \/>\n\u00ab D\u2019un r\u00e8gne l\u00e9gitime e\u00fbt repos\u00e9 les droits<br \/>\n\u00ab Sous les bras protecteurs de l\u2019\u00e9ternelle Croix,<br \/>\n\u00ab Jamais de la Mor\u00e9e et de nos belles \u00eeles<br \/>\n\u00ab Le tocsin n\u2019e\u00fbt troubl\u00e9 les rivages tranquilles.<br \/>\n\u00ab Libres du janissaire, inconnus au bazar,<br \/>\n\u00ab Notre main e\u00fbt port\u00e9 son tribut \u00e0 C\u00e9sar.<br \/>\n\u00ab Mais quel enfant d\u00e9chu d\u2019une race h\u00e9ro\u00efque<br \/>\n\u00ab Ne saura pas briser son joug asiatique ?<br \/>\n\u00ab Qui, sans mourir de honte, e\u00fbt plus longtemps souffert<br \/>\n\u00ab De voir ses jours tremblans mesur\u00e9s par le fer ;<br \/>\n\u00ab Chez des juges bourreaux l\u2019or marchander sa t\u00eate,<br \/>\n\u00ab Pour son toit paternel la flamme toujours pr\u00eate,<br \/>\n\u00ab De meurtres et de sang son air empoisonn\u00e9 ;<br \/>\n\u00ab Au geste d\u00e9daigneux d\u2019un soldat couronn\u00e9,<br \/>\n\u00ab Les fils noy\u00e9s au sang des m\u00e8res massacr\u00e9es,<br \/>\n\u00ab Et, sur les fr\u00e8res morts, les s\u0153urs d\u00e9shonor\u00e9es ?<br \/>\n\u00ab Oublierez-vous, Seigneur, qu\u2019ils ont tous profan\u00e9<br \/>\n\u00ab Votre h\u00e9ritage pur, comme un gazon fan\u00e9 ?<br \/>\n\u00ab Qu\u2019ils ont port\u00e9 le fer sur votre image sainte ?<br \/>\n\u00ab Que des temples b\u00e9nis ils ont souill\u00e9 l\u2019enceinte,<br \/>\n\u00ab Plac\u00e9 sur vos enfants leurs pr\u00eatres endurcis,<br \/>\n\u00ab Et que sur votre autel leurs dieux se sont assis ?<br \/>\n\u00ab Ils ont dit dans leurs c\u0153urs despotes et serviles :<br \/>\n\u00ab Exterminons-les tous, et d\u00e9truisons leurs villes.<br \/>\n\u00ab Leurs jours nous sont vendus, nous r\u00e9glerons leur temps<br \/>\n\u00ab Comme celui des Turcs cesse au gr\u00e9 des sultans ;<br \/>\n\u00ab Sur les terres du Christ, nations passag\u00e8res,<br \/>\n\u00ab Que nous fait l\u2019avenir des cit\u00e9s \u00e9trang\u00e8res ?<br \/>\n\u00ab Passons, mais que nos bras, dans leurs larmes tremp\u00e9s,<br \/>\n\u00ab Ne laissent rien aux bords o\u00f9 nous \u00e9tions camp\u00e9s.<br \/>\n\u00ab Et vous d\u00e9laisseriez nos \u00eeles alarm\u00e9es ?<br \/>\n\u00ab Non, partez avec nous. Dieu fort. Dieu des arm\u00e9es ;<br \/>\n\u00ab Avancez de ce pas qui trouble les tyrans ;<br \/>\n\u00ab Cherchez dans vos tr\u00e9sors la force de nos rangs ;<br \/>\n\u00ab Doublez \u00e0 nos vaisseaux la splendeur des \u00e9toiles,<br \/>\n\u00ab Et que vos ch\u00e9rubins viennent gonfler nos voiles ! \u00bb<\/p>\n<p>Il disait, et les Grecs, \u00e0 ces accents vainqueurs,<br \/>\nCrurent sentir un Dieu s\u2019enflammer dans leurs c\u0153urs ;<br \/>\nTous, les bras \u00e9tendus vers la patrie antique,<br \/>\nIls maudirent trois fois la horde asiatique ;<br \/>\nTrois fois la vaste mer \u00e0 leur voix r\u00e9pondit ;<br \/>\nL\u2019Alcyon soupira longuement, et l\u2019on dit<br \/>\nQu\u2019au-dessus de leur t\u00eate un fugitif orage<br \/>\nEn grondant, par trois fois, roula son noir nuage,<br \/>\nO\u00f9, parmi les feux blancs, des rapides \u00e9clairs,<br \/>\nLa Croix de Constantin reparut dans les airs.<\/p>\n","protected":false},"parent":0,"template":"","meta":{"inline_featured_image":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"default","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"default","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"set","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center 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